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lundi 9 août 2010

- Retour sur Regensburg

Bon comme promis je reviens sur l'Ironman de Regensburg. Il y a tellement de choses à dire sur cette course, sa préparation, sur les conclusions à en tirer ... bref je vais essayer de me contenter de l'essentiel, d'être synthétique afin de ne pas se perdre dans un "trop d'infos" … mais j’suis pas certain d’y arriver ;-)
Tout a commencé en oct/nov'09 finalement. Regensburg devient l'objectif majeur et j'ai 10 mois pour monter en puissance. Je reviendrai dans un autre billet (il le faut) sur les différents cycles que j'ai effectué. Ceci dit, sans rentrer dans les détails, je pense avoir bien mené ma barque faisant face aux aléas (blessure en décembre/janvier) et en progressant, comme je le souhaitais, énormément à vélo.

Dix mois de préparation donc ... et tout se joue sur cette belle journée dominicale dans le sud-est de l'Allemagne. Comme dit précédemment je suis en bonne forme, j'aurai voulu dire en "très grande forme" mais la chute au CD de Paris 15 jours auparavant a laissé des traces et a perturbé la période pré-compétition. D'un côté cela m'a permis de bien récupérer et d'éviter d'en faire trop mais d'un autre cela m'a pas mal fatigué, plus mentalement que physiquement au final ....


Arrivé en compagnie de Sébastien en voiture depuis Paris, nous avons récupéré Christine, au passage, du côté de l'aéroport de Nuremberg. Le timing est parfait et nous arrivons vers 17h (un peu moins de 10h de route) à notre appart’hôtel de la Donaustaufer Strasse. Le coin est loin d'être sexy, nous sommes à 3 km de l'hyper Centre historique mais nos 180m2 à la déco' modern-kitsch, sans compter les 70m2 de terrasse, nous font vite oublier le désagrément de la distance.



C'est d'ailleurs sous des trombes d'eau que nous nous posons, c'était prévu, pas de souci, et j'avoue que cela m'arrange .... cette pluie c'est toujours quelques Celsius de moins pour le Guggi See. Je profite d'une fenêtre de tir "éclaircissante" pour chausser les runnings et effectuer le footing + accélérations sur 45' prévu après la journée dans la voiture. Evidemment je me ferais rincer comme il se doit mais les sensations sont très bonnes ce soir là. Et ce malgré les dernières heures de RDS (régime dissocié scandinave) que j'inflige à mon métabolisme. (Total 9,6 km / 43 mn)

Le lendemain, jeudi, à J-3, après avoir récupéré dossard, sac et baladé dans cette fameuse et vraiment charmante vieille ville de Regensburg (achat de Lunaracer et Marathoner à prix défiants toute concurrence ) nous allons avec Sébastien reconnaître à vélo la partie la plus délicate du parcours.



Une bonne dizaine de km de plat vers l'Est vraiment désagréable, avec cette route fréquentée et dense où çà roule à vive allure, puis c'est l'attaque de la montée du Brennberg. Nous en ferons les trois-quarts, laissant de côté la dernière pente nous amenant à 600m d'altitude. Le coin me plaît: la route est belle, le décor même sans soleil est chouette et les montées, même si on se situe entre 7 et 9%, ne sont jamais très longues. Au retour sur le plat je teste la position aéro vent de face et je me sens très bien (Total 45km / 1h30).



Le vendredi c'est découverte du plan d'eau : le GuggenBerger See. Situé à 12km au sud-est de Regensburg c'est sous une météo annoncée plus clémente que nous nous y rendons. Les bouées ne sont pas encore installées mais nous pouvons faire un A/R sur la 1ère ligne droite. Si je me sens bien sur l'aller, c'est autre chose sur le retour avec l'impression de forcer et une douleur dans l'épaule droite qui apparaît.

En fin d'aprem' nous nous rendrons au briefing pour choper les dernières infos importantes. Comme pressenti les derniers jours, l'eau redescendu à 22,8°C autorise le port de la néoprène pour le dimanche. C'est un soulagement, et à entendre les applaudissements de la salle, que je n'étais pas le seul à attendre.

Entre temps le reste de la troupe de l'USCPCA Rp a débarqué du côté de la DonaufStrasse. Lolo (6ème IM), David (1er IM) et Eric (5ème IM) viennent compléter la liste de la Team PSA participant à cet Ironman allemand.


Le lendemain une bonne vingtaine de km à vélo, histoire que tout le monde teste une dernière fois le matériel, suivi d'une dizaine de minutes à pied. J'ai d'excellentes sensations, indécentes, comme j'aime à dire, surtout au niveau cardiaque.

En début d'aprèm' nous irons déposer vélo et sacs de transitions dans une ambiance détendue et sous un soleil franc et annonciateur d'une chaude journée le lendemain. Balade en ville, gavage en sucre lents et sieste ponctueront nos dernières heures avant le court sommeil d’avant-course.



Je me coucherais d'ailleurs avec un bon mal de crâne (soleil ????) qui finalement aura disparu au réveil. Il est 4h, tout le monde est debout et déjeune à sa manière : classique avec café/tartines beurre+confiture / banane pour moi et une grosse proportion de GatoSport qu'il soit maison ou pas pour les autres. 4h45 c'est embarquement dans le 5008 pour les 5 triathlètes du jour, direction la navette de Schwanenplatz devant nous amener à Guggi See. A 5h00 décollage de la navette, il nous faut un bon quart d'heure pour être sur base ... la 1ère mission, celle d'être au bord de l'eau sans trop de galère, est réussie !

C’est arrivé au parc que je me rend compte que j’ai oublié, dans le réfrigérateur, mes 2 sandwichs préparés la veille. Dans un élan de générosité Lolo et Eric m’en file un des leurs, je me retrouve donc avec les munitions salés que j’avais prévu … et pour la confiance, déjà, c’est important. Merci encore les gars !!! L’attente ne sera finalement pas longue, juste le temps de se préparer aisément et sans stress. Sauf quand je m’aperçois que je n’arrive pas à gonfler mon boyau arrière avec la pompe fournie par l’organisation. Avec l’aide de Seb nous y arriverons tout de même, oufffff …


La pression est là, je ne le cache pas, à quelques minutes du départ … je redoute la baston et le fait de perdre pied au moindre pépin. Finalement, bien placé, c’est moins difficile que je ne le pensais. Toutefois la densité est telle qu’au cours de ces 3800m je n’ai que rarement été seul pour nager. Les seuls moments où cela a été le cas ont été ceux qui me voyaient inexorablement dévier à gauche et perdre la trajectoire idéale. Comme je disais dans le billet précédent une bouée a été coupée (vers 2000m). En effet tel un mouton j’ai suivi les quelques 200 ou 300 nageur(se)s devant moi et me suis rendu compte à un moment que nous laissions une bouée à gauche alors qu’elle devait être prise par la droite. C’est bien une affaire d’une cinquantaine de mètres gagnées cette affaire et d’au moins 45 secondes. Sur les derniers 500m je consulte à plusieurs reprises mon chrono et imagine bien sortir en 1h voire moins … ce serait déjà une belle victoire pour moi et de la confiance pour la suite me dis-je à ce moment là. D’ailleurs il s’agissait avant tout, lorsque j’ai rejoint le Carbon Blanc Triathlon, de progresser en natation et sortir en 1h sur IM (1h04 à Lanzarote).C’est donc en appuyant très fort dans l’eau, mais malheureusement pas assez, que je boucle cette première épreuve du jour en 1h00’47 (256ème position / 66ème en GA). Je suis plutôt frais, car hormis les derniers 500m, j’ai l’impression d’avoir nagé à l’économie.

Ayant pris l’option de me changer dans la tente (et oui on pouvait avoir son « sac bike » directement au vélo) je chope mon sac bleu N°1609 et me presse d’enlever ma combi. Un bénévole me suit et range illico combi, lunettes et bonnet dans le sac … gain non négligeable de secondes, j’ai même le temps de m’essuyer le visage !

Je file ensuite au vélo pour enfiler dossard, lunettes et casques et enfin chevaucher le Canyon avec lequel j’ai envie de réaliser une belle performance sur ce parcours. Parti un peu vite je m’accorde quelques secondes de répit au 5ème km histoire de faire redescendre le rythme cardiaque.

Bon je ne vais pas revenir sur le détail de la course vélo et notamment cet épisode malheureux de la pénalité de 6’ … non je voudrais juste focaliser sur 2 ou 3 points qui sont certainement à revoir:

Je pense tout d’abord que je me suis laissé griser sur la 1ère boucle vélo. (Trop) confiant en mes capacités j’ai auguré de passer allègrement sous les 5h sans penser aux difficultés qui se présenteraient sur la seconde boucle et sans me soucier de courir le marathon derrière. Du coup, coup de moins bien pendant 20km et des forces laissées inutilement sur les bosses du 2ème tour.

Puis un autre aspect, lié à celui décrit juste au-dessus, est le fait d’avoir voulu (re)gagner du temps, après le carton noir, en essayant d’arriver à la Penalty Box le plus rapidement possible. Là encore j’y ai laissé des plumes ….

Et enfin, puisqu’on parle de points à revoir, je ne peux occulter ma naïveté et mon manque d’expérience sur ce carton. Me renvoyant, tout fier, regarder l’arbitre avec cet assurance disant « t’as vu mon grand, j’me décale tu peux rien m’dire … » je trouve cela trop, trop ridicule !!!

C’est sévère mais je prend l’entière responsabilité de cette connerie. Pas moins de 80 arbitres sur le parcours, avec l’impression d’en avoir quasiment un sous le nez tout au long des 180km, et qui font respecter le règlement … alors y’a pas de quoi se plaindre et on aimerait que ce soit ainsi partout pour le respect de l’équité.

Le vélo est déposé à T2 en 5h05’42 (152ème temps/ 39ème temps en GA) mais ne peut m’empêcher de penser que symboliquement (fictivement ???) je suis passé sous les 5h pour quelques secondes. A ce moment là je ne sais pas où je me situe dans ma catégorie mais j’ai une énorme satisfaction d’avoir parfaitement ciblé mes temps de référence. Avec mon marathon espéré en un peu plus de 3h je sais très bien que je vais ramasser du monde. Seulement ….

…. seulement tout ne se passe pas comme prévu. Même si la T2 est parfaitement maîtrisée, avec l’aide à nouveau d’un bénévole, il ne me faut pas plus de 5km pour m’apercevoir que je ne pourrais pas courir sur l’allure prévu. Et là dans la tête c’est le chaos. A froid, plus d’une semaine après, il paraît incroyable de passer si vite d’un état mental rempli d’espoir à une sorte d’abandon sans concertation interne. Je n’en reviens toujours pas d’avoir lâché si vite, comme dit dans le billet précédent j’ai bien eu une once de regain de forme, à cheval sur les 1 et 2ème tour, mais à nouveau lors du 3ème tour je lâche complètement.

Si j’ai une image à retenir de cet Ironman, avant même celle de l’arbitre me présentant le carton noir, ce serait celle de Christine, alors que j’entame mon second tour, qui est toute rayonnante, à son sourire légendaire qui l’illumine et qui disparaît au moment où je lui dis « … c’est mort … » …. c’est une image banale ma foi mais qui reste imprégnée et qui revient par flash comme pour me dire que c’est à ce moment précis que je perd sans doute mon combat avec moi-même et la conquête d’un slot pour le Pacifique.


Les 3h21’32 (52ème temps / 15ème temps GA) ne seront là que pour me conforter dans l’idée qu’il y avait de la place pour faire mieux. Jamais je ne me suis senti aussi nul en course à pied et malgré cela j’ai remonté pas mal de place et réalisé, somme toute, un bon chrono.

Ces regrets, quoi qu’on en dise, seront éternels … il faut juste savoir en tirer les conséquences et se dire que ces 9h32’50 réalisés sur ce 2ème IM me permettront d’être plus fort par la suite. Et puis un jour ou l’autre la chance me sourira un peu plus : après Lanzarote je viens à nouveau mourir ici à une place d’un slot (le 13ème à 1’35 est le dernier à obtenir le 6ème slot). Quand j’vous dis que des regrets y’a vraiment de quoi en avoir …

Le soir même et encore plus le lendemain sur la route je n’ai cessé de ruminer à ce qui s’apparente pour moi à une défaite. Pauv’ Seb ;-)) … je l’ai saoulé pendant les 12h de trajet retour ….

D’ailleurs nous sommes tous les 5 finishers et çà, au moins, c’est une belle récompense …


La suite ???

pour clore la saison et à défaut d’Hawaii j’irai à la Coupe de France de Duathlon et Triathlon à … Parthenay (09 et 10 octobre). Ok c’est moins glam’ que le Pacifique mais gageons que l’ambiance sera aussi au RDV.

Avant cela j’irai faire un tour sur le semi d’Agen le 11 septembre avec une équipe EDF.

Par ailleurs je sais aussi que pour 2011 il n’y aura pas de chasse au slot. C’était décidé avant même le résultat de Regensburg … je ne ferme toutefois pas la porte à un IM (peut-être Barcelone en oct. 2011). Et puis s'il y avait eu Hawaï en 2010 je n'aurais pu y aller avec la famille, c'eut été dommage ... on va donc attendre et permettre à toute la famille de venir nager avec les tortues ;-)

Non je tenterais, si les conditions perso & pro le permettent toujours, une qualif’ pour Hawaii …… 2012. Et pour ce faire il est bien possible que je tente 2 IM dans la même année. S’il semble acquis que je m’inscrirais à Francfort (voire Zurich) pour juillet 2012 il se pourrait aussi que je tente au préalable de me qualifier en Floride (nov’2011) ou au Brésil (mai 2012). Pour tout cela il faut que j'étudie les parcours, mes disponibilités, etc ...

D’ici là de l’eau aura allégrement coulé sous les ponts, ceci étant dit je ne raccrocherai pas bonnet, vélo et runnings avant d’avoir au moins tenter à nouveau de conquérir le Graal … et ce tant que j’en ai encore les capacités..


mardi 3 août 2010

News from Regensburg - IM

Avant un compte-rendu détaillé de ce trip du côté de la Bavière je viens rapidement donner quelques news de la course.

Une natation avec combinaison finalement (22,8°C) et un chrono conforme à mes prévisions (1h00'47). De la bagarre tout le long du parcours, une bouée chuntée (je l'avoue) mais de quelques mètres comme tout le monde et l'impression d'avoir nagé à l'économie.
Pour une fois je réussis très bien ma T1 et part sur de bonnes bases. Par contre l'excitation aidant j'ai le coeur trop haut sur les 5 premiers km, je relâche quelques secondes puis adopte un rythme de croisière d'un peu moins 40 à l'heure jusqu'au 15ème km.
Là nous attaquons une montée de 15km avec 3 paliers successifs, je me sens super à l'aise tout à gauche (42*21) et bascule en ayant rattrapé du monde.
J'essaie de récupérer dans les descentes au max. Sur la portion plane qui suit, le cardio bloqué entre 140 et 145 je double encore pas mal de monde avec une vitesse oscillant entre 36 et 39 km/h.


Un nouveau coup-de-cul au 60ème km qui passe sans problème. Peu après un groupe me rattrape en toute régularité (un arbitre est avec eux). Un gars me double et vient se poser à 2m de moi. Immédiatement je me décale sur la gauche pour ne pas être alpaguer par l'arbitre, et alors que je crois bien faire celui-ci me colle un carton noir. Je suis dépité et voit mon monde s'écrouler ... je comprends finalement quand j'entends l'arbitre dire ".... fifteen seconds ..." ... dans ma position il aurait fallu faire l'effort pour doubler ou me laisser décramponner.

Forcément je ressasse ce bordel et me dis que je suis bien con tout de même. J'avais vraiment pas besoin de çà, à ce moment là je n'y crois déjà plus qu'à moitié ...

Ne sachant pas où se trouve la Penality Box je décide (et c'est une erreur il me semble) de lâcher un peu les gaz jusqu'à cette étape me disant que de toute façon je m'y reposerais 6'.
Au km72 : arrêt forcé ... finalement çà passe assez vite, mange un mini SW et je repars mais avec les jambes engourdies sur les 1ers km de reprises.
Au début de la 2ème boucle je sens que j'ai déjà moins de peps, et la montée du Brennberg me le confirmera ... je suis obligé de passer en force et en serrant les dents.
Ceci dit nous sommes vers le 100ème km et le plus dur est passé.
Je connaîtrais toutefois un gros passage à vide entre le 110ème et le 130ème km (bloqué à 32/33kmh) , je me fais doubler de toute part et me demande alors comment je vais courir un marathon derrière.
Puis en m'alimentant et en réhydratant à nouveau abondamment je retrouve des jambes. Sur les derniers 20km vent favorable je ne descends pas sous les 40 tout en restant dans les clous côtés Fc. J'ai hâte de poser et de courir .... enfin ...
A mon chrono je pose en 4h59 (5h05'42 réel) et suis toujours dans mes prévisions hautes !

Belle transition et départ prudent en course à pied ... ceci dit après quelques hectomètres je me rends compte que je suis à 15 à l'heure. Je me force à ralentir mais ce n'est pas évident.
Puis d'un coup, après à peine 5km, les jambes durcissent déjà et ai du mal à conserver le 14 km/h. Je finis le 1er tour ainsi , dans mes temps de passage, mais constate que ma vitesse a chuté à un petit 13 désormais ....
A l'amorce du second tour j'annonce alors à Christine que "c'est mort pour moi" ... à ce moment là peu importe ma position en GA 30-34 ... je sens que je n'ai pas les jambes aujourd'hui pour faire un marathon à mon niveau. Celui qui me permet d'aller chatouiller les dernières places disponibles, et ce qui plus est avec 6' de plus dans la musette.
Super dur moralement mais au milieu du second tour tout va mieux, je finis ce tout super bien .... par contre sur le 3ème à nouveau plus rien, je décide de marcher au ravito (une première qui me fait bizarre) ... je boucle ce tour à moins de 12 à l'heure ....
Sur le dernier, pressé d'en finir, je presse le pas et constate qu'en jouant sur le mental les jambes peuvent répondre. Trop tard ....



Un marathon en 3h21'32, pas si mal finalement au vu des sensations mais loin des 3h05 envisagés, et un chrono finale de 9h32'50 (71ème scratch). Ma 14ème place surprise en GA me laisse de suite de l'espoir pour le roll down du lendemain mais aussi des regrets d'avoir lâché si vite mentalement !!!!
Comme si cela ne suffisait pas la cérémonie du lendemain sera sans pitié, le 6ème et dernier slot sera pris par le 13ème du GA 30-34. Dur ....

Bon j'y reviendrai plus en détail car j'ai pas mal de choses à détailler, creuser ou analyser. Voilà en tous cas les grandes lignes de cette épreuve que j'ai vécu et sur laquelle j'ai tout de même pas mal souffert.

lundi 26 juillet 2010

- Ironman Regensburg – Préparation S7

Lundi 19 juillet:

soir : 45' de course à pied footing + 30' d'endurance active. Entre les 2 je devais nager en lac 30' mais une "bête" style ragondin m'en a dissuadé !

--> mal aux jambes + ennuis intestinaux avec le CD de la veille. Sinon le cardio est parfait.


Mardi 20 juillet:

midi : Natation - 3000m en 1h

soir : vélo - dernière sollicitation importante - 68km en 1h57

- chauffe : 28'

- 9*6' allure IM - R1' : entre 38 et 39 km/h pour Fc entre 141 et 143 sur terrain plat

- récup' 21'

- course à pied enchainé : 20' à 14,4 km/h - Fc 156

--> Belle séance, bien en place sur le vélo et malgré les jambes encore lourdes de bons run à allure/cadence IM. Par contre à pied derrière je dois être en déshydratation (vu le temps orageux pas étonnant d'ailleurs) car j'ai dérivé brutalement de + 10 puls'


Mercredi 21juillet:

REPOS


Jeudi 22juillet

soir : natation - dernière sollicitation importante - 3800m en 1h20


Vendredi 23 juillet

midi : course à pied - dernière solliciation importante

- 20' chauffe :13,5 km/h - Fc 140

- 3*10' à 16km/h - R1' à Fc 162 / 164 / 168

- 4*200m en 35" - R30"

- récup' 10'

--> Bien sauf que j'ai les jambes hyper courbaturées suite à cette séance !


Samedi 24juillet

soir : course à pied 41' à 13,6 km/h - Fc 139 + natation 1000m en récup'

--> à pied c'est la big forme ! En plus les jambes vont plutôt mieux par rapport à la veille.


Dimanche 25 juillet

midi :1h27 de VTT pour 41km en vélocité + 500m de natation


Bilan S7 : Plutôt léger mais il le faut, je prends le parti de la fraîcheur ... peut-être aurait-il fallu une séance vélo supplémentaire de 80/90km ??? Pas facile à dire ! De toute façon je suis assez fatigué donc je ne pouvais en faire plus. Et puis j'ai été pas mal embêté par mes contusions/ plaies suite à la chute sur le CD de Paris.


Bon maintenant je peux annoncer la couleur de mes objectifs :

- natation : 1h-1h05 avec combi ( + 5' sans combi)

- Vélo : 5h05 - 5h10

- course à pied : 3h05

Soit un chrono entre 9h15 et 9h30 ( 5' pour T1+T2) espéré. La qualif' directe, même avec l'objectif temps atteint, sera sans doute difficile (5 slots) mais j'ai la faiblesse de penser que le roll-down sera important.

mercredi 21 juillet 2010

- CD de Paris (75) - 18 juillet 2010

Photo: Thierry SOURBIER

Avouons-le ... Paris a réussi à me faire craquer. Et l'idée de partager une 1ère compét' avec mes potes a définitivement fait pencher la balance. Trop faible ??? c'est possible ....

3' avant 8h10 le départ est anticipé par les premières lignes, pas entendu de coup de départ ... y'a de l'impatient parmi ces quelques 2000 baigneurs de Seine du jour.
A la corde, sur la gauche, malgré le nombre de participants tout se passe très bien, pas de grosse bagarre. Par contre tout le long du parcours ce ne sera jamais tranquille, s'intensifiant même sur la fin ...
Pas de sensations exceptionnelles (cela m'est-il déjà arrivé ?) je sors en 21'01 de l'eau (136ème). Il me manque le temps T1 (merci IPITOS !) mais je l'estime à 2' avec toujours cette néoprène collée au pied.

A vélo c'est très rapide d'emblée, 45km/h sur la Pompidou en contre-sens, et pas mal de places reprises.
Alors que je rattrape et double un paquet d'une vingtaine d'unités se présente devant moi, alors que nous nous apprêtons à boucler sur Longchamps, un virage à angle droit. Pas forcément inquiet je n'ai pas le temps de dire ouf que ma roue avant se dérobe. Glissade, "relevage" et constatation qu'il n'y a rien de grave .. je me sens juste brulé côté droit. Je redresse la selle et me met sur le côté pour éviter la horde sauvage déboulant à vive allure.
Remise en place des freins arrière, de la chaîne et dernières vérifications de brûlures ... çà semble OK. Je repars ... et je ne peux m'en vouloir qu'à moi-même, pourquoi une telle prise de risque, hein ???
Refroidi, vous vous en doutez, j'intègre un groupe, me met bien au chaud afin de reprendre confiance. La roue arrière frotte mais pas question de m'arrêter à nouveau ....
Petit à petit çà va mieux et me remet en tête de groupe. Avec 2/3 autres gars nous mènerons la danse jusqu'au retour sur le Pont d'Iena. Mon GPS m'annonce 38km, 57'01 avec 1'27 d'arrêt (données IPITOS tronquées). J'avais les jambes ....

A pied ce sera une bonne partie de plaisir, parcours super top avec un pétard d'entrée puis un truc super roulant (X 2) ! Suis étonné de la fraîcheur de mes jambes quelques jours après les Côtes de bourg (la veille j'avais encore des lourdeurs musculaires).

photo: Frédéric POIRIER

Ce sera un bon 36'02 pour ce 10 bornes bien sympa (13ème temps et 37 places reprises) et une 30ème place au général.

Je file de suite aux soins. Et là je me rend compte que le caillou coincé dans ma chaussure durant la course m'a blessé sous le pied gauche, et pas qu'un petit peu. C'est une véritable trou de 3cm de diamètre ! Et dire que je ne sentais presque rien en courant. Dingue .... !

Résultats : 30ème / 1531 arrivants

Suis à la limite du regret d'avoir participé à cette course. Bon Ok j'ai vu Fanfan, Malik, Pépito & Phinic boucler leur 1er CD mais j'ai pris un gros risque. En un dixième de seconde j'ai failli foutre en l'air 6 mois de préparation.
De plus 3 jours après la main, la hanche, les phalanges, l'avant-bras et surtout le dessous du pied me font bien mal ... j'ai poursuivi l'entraînement, mais j'vous assure, je serre les dents ... très fort ...

Photo: Balthazar BLUTEAU





mardi 20 juillet 2010

- Ironman Regensburg – Préparation S6



Lundi 12 juillet:

midi : musculation 45'

soir : vélo 1h10 / 35km + natation 1000m


Mardi 13 juillet:

midi : course à pied - footing 45' / 11km (à excellentes sensations musculaires et cardiaques)

soir : vélo 84km en 2h41


Mercredi 14 juillet:

Trail des Côtes de Bourg (29km / 2h05) : voir CR


soir : récup' natation 1500m


Jeudi 15 juillet

midi : 45' HT vélocité - 110 rpm

soir : vélo – 80km en 2h30


Vendredi 16 juillet

REPOS


Samedi 17 juillet

matin : vélo 80km en 2h35


Dimanche 18 juillet

CD de Paris : voir CR



Bilan S6 : Je ne sais que penser de cette semaine. D'un côté j'ai l'impression de n'avoir RIEN fait et d'un autre je me dis que j'ai tout de même couru un trail de 29 bornes et fait un CD, pas rien quoi ! J'avais prévu de faire une séance VMA à pied le vendredi mais j'ai préféré faire REPOS total: besoin de souffler et trop fatigué de toute façon (manque de sommeil + fatigue physique)

Pis si c'était à refaire je ne referais pas une telle semaine, à la rigueur passe pour le trail (et encore il aurait fallu le faire encore + en dedans) mais il ne fallait pas faire ce CD, surtout celui de Paris avec son drafting. Je m'en sors bien finalement, en une chute j'aurais pu anéantir tout le travail effectué depuis le début de l'année. Ceci dit à 2 semaines de l'échéance je ne suis pas bien fringant :-/. La chute a laissé des traces et j'me sens tout rouillé.


Hanche et un peu le genou :

L'avant-bras

La main:


Et le trou sous le pied gauche (caillou dans la chaussure) --> c'est bien çà le + emmerdant !

Sans compter les 2 phalanges de la main droite, l'épaule et le bras ankylosés mais qui ne m'empêche pas de nager ... avec tout çà, le matin au réveil, je ressemble à un vrai vieillard ! Désolé de me plaindre, ce n'est pas le but ... d'ailleurs cela ne m'empêche d'aller courir, nager et pédaler ... en serrant un peu les dents au départ mais une fois chaud çà passe. RDV chez l'ostéo vendredi 23 juillet !

jeudi 15 juillet 2010

- Trail des Côtes de Bourg (33) - 14 juillet 2010


Me voilà encore présent en 2010 sur cette course qui, finalement, devient mon trail annuel.
Le parcours est allongé de 5km, soit 29km annoncé (j'en aurais 29,6 km au Forerunner 405), et le site de départ délocalisé sur la place du District.
Départ tranquille, je suis même en tête sur les premiers hectomètres alors que le départ du 29km a lieu en même temps que celui du 14km. Puis lorsque les 2 parcours se séparent j'effectue environ un kilomètre en tête, nous nous regroupons ensuite à 4 ou 5 gars pour assurer le tempo.
Le rythme est vraiment peinard, même si le sol est instable, le terrain est plat pour le moment, nous sommes à 15/16 à l'heure. Au profit du 1er ravitaillement et la descente qui suit le groupe s'étire. Deux gars partent, derrière je reste en embuscade alors qu'un autre groupe se forme derrière.




Voilà, les positions, ou presque, resteront ainsi jusqu'à la fin . Je connaîtrais quelle galère d'orientation dans le single-track VTT de la nouvelle partie du parcours, marcherais dans la montée d'escalier à mi-parcours, ne serais vraiment pas à l'aise dans les portions les plus pentues.... mais n'aurait pas à me "rentrer dedans" comme les années précédentes, et c'est tant mieux !
Booh mais c'est toujours pas facile comme truc, hein .. ;-))) c'est vraiment spécifique comme effort le trail, mais je pense avoir bien bossé sur cette épreuve qui me servait, en vue de l'IM, de dernière longue sortie à pied.

Surprise cette année en arrivant sur Bourg, il nous faut, de part la modification du lieu de D/A, grimper une dernière fois en haut de la Citadelle. Même si c'est dur il y a pas mal de monde et je peux donc savourer avec mes supporters favoris cette belle 3ème place (le plateau est moins relevé que les années précédentes) et empocher, cela va de soit, quelques bouteilles de Côte de Bourg !

Merci à Sylvie & François de leur accueil pour le traditionnel repas d'après trail du 14 juillet. Que de la joie et de la bonne humeur !

Résultats : 3ème / ± 200 arrivants


Crédit photos: Christine Argouet


mardi 13 juillet 2010

Sprint de Cadarsac (33) – 11 juillet 2010

3ème édition et 3ème participation à cette épreuve. Et c’est de mieux en mieux, le SAM (Mérignac) fait vraiment un sacré beau travail pour rendre cette épreuve intéressante & conviviale.
Sous une chaleur encore terrible (départ 15h et pas moins de 30°C) c’est plus de 220 triathlètes qui s’élancent, sans combi néoprène, dans une eau vraiment très chaude (27/28°C).

Un bon départ mais au bout de 2’ je bois la tasse, perd mon souffle et angoisse à nouveau de connaître une ‘suffocation’ comme à St Astier. En brassant 3 mouvements çà va mieux, je peux repartir.

Première bouée sans problème, puis le reste aussi .. j’aurais même l’impression de faire un meilleur retour en posant bien mes mouvements. Cependant çà reste une nat’ très moyenne, sans éclat pour mon niveau sur ce coup là …

Sorti avec Simon, un jeune de Carbon, nous réalisons une bonne transition. Alain nous pointe à 30 secondes de Lucho et 1’30 de Carlou qui a superbement bien nagé.

Natation : 13’20 – 36ème temps


Sur le vélo je vais faire à nouveau un grand numéro. Les jambes ne sont pas fraîches mais force est de constater qu’elles envoient bien et qu’elles ont de la réserve. C’est vrai que je m’arrache bien en même temps ;-)

Je gère pas trop mal la 1ère difficulté : une montée d’un tout petit km avec notamment un passage de 200m à 9%.

Je remonte pas mal de monde et, à mon grand étonnement, boucle le 1er tour en ayant déjà repris de bons nageurs. Le 2ème passage dans la côte est plus difficile, je suis limite lactique et monte donc en vélocité sur le 42*19. Je me fais redoubler par Pierre Elisseix de Pessac d’ailleurs …

Sur le reste du parcours, à mon avantage car on peut envoyer du braquet, je reprends Pierre E., Cristiano S. de l’UAGM et Bruno B. de Mimizan pour poser en 5ème position à 6 secondes de Bouchard : reprendre 2’37 à un Elite sur le vélo en 20,6 km, qui plus est spécialiste du court, çà ne m’arrivera pas tout le temps ;-)

Vélo : 30’45 – 2ème temps (le 1er en 29’44 : un doute sur la fiabilité des intermédiaires)



A pied je sens direct que çà va être chaud, chaud (au propre comme au figuré) … c’est un véritable four ce plan d’eau avec sa caillasse blanche et pas un pète d’ombre.

Bouchard, pas en canne sur le vélo, retrouve des sensations à pied et s’éloigne très rapidement.

On m’annonce à 1’40 de la tête. Ne sachant pas vraiment le niveau à pied des gars devant, à part pour Pierre Antoine de Bergerac, je m’attache à courir à 17 à l’heure pour travailler correctement, mais c’est hard !

La 2ème boucle à pied sera mieux, je pense que ma place est consolidée et que ni devant, ni derrière j’ai à gagner quelque chose. Je profite du rythme de Greg. P. de L’UAGM (victime d’une crevaison il me semble) pour me relancer parfaitement, et malgré la surchauffe en fin de parcours, j’arrive à finir un peu plus fort … Pierre-Antoine est finalement là, pas très loin, mais à moins de 200m de l’arrivée il est trop tard pour aller le chercher (façon je n’aurais pas pu aller + vite sur la 2ème boucle). Je finis à 12sec de PA, 4ème au scratch (et oui j’ai doublé, sans m’en rendre compte, dans le 2ème tour, Romain Caillet du Lagardère Paris Racing) pas très loin finalement des 2 Elites de devant (à voir s’ils étaient à leur véritable niveau) .

Course à pied : 17’29 – 3ème temps (4,8 km pour 16’45 au Forerunner 405)

Résultats : 4ème / 221 arrivants en 1h01' 34 (la gagne en 1h00'10)


Cerise sur le gâteaux je découvre que je suis Champion de Gironde Sénior de Triathlon Sprint 2010. C’est symbolique mais cette récompense me fait grandement plaisir. Inscrire son nom sur les tablettes du triathlon n’est pas rien, et c’est toujours un plus que je « prends » volontiers !


Les + : gros vélo, énorme même, malgré les 156km de la veille. 37 sec de mieux que Nicolas le Hir sur 20km, pourtant spécialiste de la distance / bonne course à pied, bien gérée / moral boosté

Les - : natation sans éclat / drafting (j’ai vu) / attention à l’euphorie, l’objectif n’est que le 01 août