CLUB

dimanche 2 mai 2010

Sprint CLM/équipe - SAINTES - 01 mai 2010


850m dans la Charente, 22km à vélo et enfin 5km à pied pour arriver au terme de ce sprint CLM par équipe de Saintes. De 3 à 5 concurrents constitue l'équipe, il faut arriver au minimum à 3.
Nous sommes 4 du Carbon Blanc Triathlon : Erwan, Morgan, Luc et moi-même. Equipe plutôt homogène, sauf peut-être au niveau natation, où Morgan et Luc sont largement au-dessus du lot et Erwan légèrement en retrait.


A 15h10 nous sommes l'une des 1ères équipes masculines à partir. Comme convenu c'est Momo qui prend les reines, je le colle à gauche pour ne pas être décroché. Erwan doit venir se placer sur le côté droit et Lucho à l'arrière pour pousser.

Content de pouvoir rester dans la trace de Momo sans trop souffrir je m'aperçois cependant rapidement qu'Erwan ne suit pas. Après quelques centaines de mètres Momo se relève une fois, deux fois, trois fois et décide d'aller épauler Lucho. Je me retrouve alors devant en essayant d'imprimer un rythme régulier tout en me positionnant devant Erwan.

Notre tactique a finalement bien fonctionné puisque à notre grand étonnement (c'est notre point faible) nous obtenons le 9ème temps en 13'42 (sens du courant).

A la sortie de l'eau je suis étonné de ce carton jaune de l'arbitre ... " ah oui il faut entrer à 4 dans le parc à vélo" ... c'est vraiment une découverte pour moi tout cela ...


La T1 est moyenne, je merdoie à retirer une des jambes de la néoprène. Momo, lui, attend déjà dans le box de départ. Une remarque d'un autre arbitre me signifie que si mon dossard est illisible c'est carton rouge .. je vérifie et effectivement le numéro s'est effacé " 'tain quel con, il avait l'air pourtant plastifié ce dossard".

Etant dans mon truc je zappe cependant vite fait cette remarque. Une fois présent à 4 dans le box l'arbitre nous laisse partir. Après 200m je me prend pleine face un cône de signalisation, occupé que j'étais à trifouiller mes chaussures et à regarder derrière pour nous mettre en formation.
Un virage à droite et un premier coup de cul de 100m histoire de se mettre dans l'ambiance ... et c'est parti ...

Et là çà va être une vraie partie de plaisir. Me suis senti vraiment fort sur ces 22km avalés à presque 40 à l'heure si on ne compte pas la transition.
Rapidement je sens qu'à rester dans les roues je ne sers à rien ... je pousse même Lucho à mettre une ou 2 dents de moins, j'crois qu'il a cru que je l'engueulais mais ce n'était vraiment pas le cas ...
Je déboite donc et viens me positionner en tête pour relancer la machine ... çà va vite et je ne me sens même pas à l'arrache, c'est bon signe me dis-je. Par contre jusqu'au 10ème km et au gré du parcours fait de toboggans je ronge mon frein et en garde sous la pédale.
Sur la 2ème partie mes relais seront un peu plus longs et intenses. On s'entend plutôt pas mal finalement pour une première ....
Nous posons le vélo avec le 4ème temps en 34'49. Superbe perf' !

La suite ... ben ... comment dire. Carton rouge direct à l'entrée du parc (c'est sûr que j'avais pas emmené mon marqueur avec moi sur le vélo). L'arbitre m'interdit de partir avec mes coéquipiers. J'hésite, je peste légèrement .. pis je décide de partir tandis que l'arbitre me signifie que dans ce cas c'est l'équipe qui est disqualifiée ...
Et bien tant pis, j'ai envie de courir ... et ne pas être dans le classement sera vraiment pas bien grave. Bien mal m'en a pris d'ailleurs puisque après quelques hectomètres, Erwan, handicapé par une douleur au mollet, doit nous lâcher. Je me console, ou plutôt essaye de me rassurer par rapport à l'équipe, que de toute façon nous n'aurions pas été classé non plus si Momo & Lucho avait terminé à 2.
Nous faisons une belle course à pied à un p'tit 16 à l'heure avec notamment un très bon dernier kilo où Lucho m'épate !

A la vue des résultats nous aurions fait 6 / 40 équipes classées.


***
Sur un plan perso la montée en puissance se passe très bien. Mieux et plus rapidement que je ne l'aurais imaginé. Le lendemain, après 1h30 de VTT en puissance, l'heure de course à pied a été une véritable ballade.

C'est un pic de forme qui m'a déjà permis d'égaler mon record sur 10km. Vais voir maintenant, samedi 08 mai, ce que çà peut donner sur semi du côté du Cap Ferret.
Et après ce sera le WE du côté de Mimizan. En espérant conserver a minima mon niveau actuel j'ai de belles ambitions sur le CD, ce parcours me plaît bien, espérons toutefois que ce ne soit pas draftingland ...


Crédit photos : Cyrielle Dupont

lundi 26 avril 2010

- 10 km du plan d'eau d'Ambarès - 24 avril 2010

Un 10 km, un samedi en fin d'après-midi, à côté de la maison et avec le beau temps c'est assez tentant ...

Non pas pour aller réaliser l'exploit de l'année. Ola non …. mais plutôt en se disant qu'en épinglant un dossard sur ma toute nouvelle tenue de Carbon Blanc Triathlon je serai assez motivé pour me faire mal et réaliser une très bonne séance à allure 10 km.

sur la ligne de départ

Après un léger footing de 40’ le matin c’est donc vers 18h que je suis sur la ligne de départ du 10km du plan d’eau d’Ambarès. A ma grande et heureuse surprise je me retrouve avec un camarade du CBT, Morgan Aubert, spécialiste course à pied. Il y a aussi notre Francis I. préféré et quelques autres gars de Bouliac histoire de bien animer la course.

Bon départ de ma part, à mon rythme, en emmenant quelques gars.

Devant 3 coureurs ont déjà quelques longueurs d’avance.

Après 300m

Au bout de 500m seuls Francis I. et Erwan L. (futur vainqueur) occupent la tête. Dans notre groupe Momo prend les choses en main pour passer le 1er kilo en 3’09.

C’est rapide mais je me sens très bien, pas asphyxié. Au 2ème (en 3’19) Momo est parti seul et je suis dans un groupe de 4 … Cédric de Bouliac, que je connais un peu pour partager avec lui pas mal de courses dans la région, est régulier. Par contre nos 2 acolytes font n’importe quoi en accélérant puis ralentissant fortement …


Au 500m

A l’approche du 3ème je me détache doucement, au train, et je suis étonné que çà ne suive pas. Passage du 3ème en 9’50 et toujours bien à l’aise cardiaquement .

Momo est à environ 50m et l’écart semble se stabiliser … sur 10km c’est bien une des premières fois que je me dis que je peux garder ce rythme jusqu’au bout. J’essaye donc de me calquer sur Momo. Un peu comme à Layrac le WE d’avant il me sert d’appui, c’est une chance pour moi …

Entre le 4 et 5ème km nous rattrapons The ‘Famous’ Francis qui est en mode footing rapide, j’lui demande s’il est blessé et me rétorque qu’il n’est juste pas en forme. Etonnant !!

5ème km en 16’50 en étant revenu à 20 mètres de Momo. Il nous reste à faire le tour du lac et à revenir sur le stade. Il y a un peu de vent rafraîchissant ici, et oui il fait chaud mais perso çà me convient bien, et je ne souffre pas du tout, bien au contraire, ces conditions me vont à merveille.

Momo & moi : 6ème KM


Entre le 7 et le 8ème km je reviens à 5 mètres de Momo mais je ne veux pas faire l’effort de trop afin de pouvoir terminer correctement. Ce sacré Momo en profite pour en remettre une couche, il me reprend une bonne vingtaine de mètres. N’ayant plus regardé le chrono depuis le 5ème kil, hormis les temps de passage (environ 3’30), je suis ravi de voir qu’au 9ème je suis en 30’50 …. ‘vache un dernier 1000 en 3’10 et les moins de 34, devenu utopique depuis belle lurette pour moi, peuvent être là.

Momo & moi à l’arrivée


N’empêche que je ne ferai pourtant pas le sur-effort pour aller les chercher, pensant de toute façon que la distance serait tronquée à l’arrivée, et terminer en 3’23 et un joli 34’13 à une seconde de mon record.

Peu de temps après l’arrivée je consulte mon Forerunner et constate qu’elle m’indique 10,05 km … houlaaaaaa …. mais c’est que la distance y était !

Cela me procure une légère déception, mais vraiment toute petite alors, car il y avait moyen d’aller chercher 15 secondes de mieux … mais bon sans rien de spécifique derrière, pour ce qui reste encore tout de même un début de saison je suis PLUS que satisfait.

Mon entraînement, moins intensif en course à pied mais centré sur la qualité, porte peut-être ses fruits. Et puis tout le travail de vélo et de surtout de natation (2 à 3 séances/semaine depuis 6 mois) n’y sont surement pas pour rien ….

C’est donc un beau podium aux couleurs N&B du CBT : Momo 2 et ma pomme 3.

Pour une course plutôt modeste, l’organisation et la prestation d’ensemble y est exemplaire. Nombreux bénévoles, nombreux lots, toutes les catégories récompensées … ! Vraiment très, très bien !!



Le WE prochain sprint CLM/équipes à Saintes. Pas d’ambition particulière, il s’agit juste d’aligner une équipe club et préparer les échéances par équipe de Mimizan, Villeneuve/Lot et Périgueux pour le duathlon

Résultats : 34’13 – 3ème/ 159 arrivants

http://bases.athle.com/asp.net/liste.aspx?frmbase=resultats&frmmode=1&frmespace=0&frmcompetition=043284




samedi 24 avril 2010

- Duathlon de Layrac - 18 avril 2010

Le stage de Mimizan, une semaine auparavant, avec le CBT a laissé des traces. Toute la semaine les jambes ont été douloureuses. J'ai bien allégé pourtant, histoire de ne pas être trop cramé ...

Après une reconnaissance du parcours vélo avec Raph (merci encore pour les bons conseils de Jean-Louis) j'ai une petite pression au moment où les Championnats d'Aquitaine de duathlon s'apprêtent à être donné.
Départ en trombe à prêt de 19 à l'heure sur le 1er km, une quinzaine de bonhomme devant moi, puis je rentre dans le rang quand je constate que la FC monte au-dessus des 180 ... le rythme de croisière est adopté, tout en souffrance cardiaque sur si court, avec une petite côte qui se profile à l'horizon. C'est ensuite une bonne descente cassante qui nous ramène au parc. Parti pour faire 4500m je me rends vite compte qu'il y a davantage.

1 ère CAP : 18'06 - 5200m (± 17,3 km/h) - 15ème temps






Bonne transition avec, une première pour moi, les chaussures en position d'attache grâce aux élastiques ... parfait ! On fait 5 ou 600 mètres avant d'attaquer une côte de 1800m (qu'on passera 4 fois) à ± 5%.
En haut c'est assez roulant mais avec le vent de face c'est pas si reposant. Ensuite descente dangereuse avec 2 ou 3 virages en aveugle (heureusement que j'ai reconnu avant) et retour dans Layrac par une belle route.
Le 2ème passage sur la bosse est difficile pour moi, les jambes commencent à tétaniser ... j'en mets donc un peu moins histoire de ne pas exploser.
A la fin de ce 2ème tour je me rends compte que je boucle en ± 14'15. Les moins d'une heure seront donc envisageable ... mais du coup la boucle ne fait pas 9,5km mais que 8,3. C'est consternant tout de même d'avoir, sur bon nombre d'épreuves, des distances annoncées si différentes des réelles. C'est pas si compliqué, bordel ... !
Bref ... les passages 3 et 4 sur la bosse se font finalement plus facilement. Paradoxal ! Je monte à la même vitesse (± 20 km/h) mais en moulinant un peu plus.
J'ai le sentiment d'avoir fait un bon vélo d'autant plus qu'on m'annonce que Morgan (CBT) est juste devant moi.




Vélo : 57'16 - 33,2km (34,8km/h) - 18ème temps




Bonne T2 également, je pars à un bon 17 à l'heure sans souci ... j'essaie de suivre un gars de l'Aviron Bayonnais mais çà va trop vite. Je vois Morgan à ± 150m et m'en sers d'appui visuel.
Le passage sur la bosse est terrible, avec la chaleur, les efforts déjà consentis je suis arrêté ... me consolant comme je peux je m'aperçois que devant ce n'est pas mieux, j'ai l'impression d'avoir repris du terrain
Sur le retour je fais l'effort dans la descente, çà secoue sévère les quadris, ce qui me permet de reprendre un autre bayonnais et de revenir dans les jambes de Momo.
Sur le sprint final je ne peux cependant me faire violence, le bayonnais et Momo sont plus forts.

2ème CAP : 19'49 - 5200m (± 15,8 km/h) - 11ème temps





Scratch : 1h35'11s - 14ème




http://layrac.tri.free.fr/images/telechargements/resultats_layrac_2010.xls

mercredi 14 avril 2010

- S-16

Après un cycle de charge de 15 jours achevé avec le stage de Carbon Blanc Triathlon à Mimizan (j'en ai encore mal aux jambes de ces 2 séances vélo intenses) je relâche un peu cette semaine. Je recharge les batteries et assimile tranquillement.
Puis il y a le duathlon de Layrac qui se profile ce WE, si je veux assurer un minimum j'ai tout intérêt à récupérer.

Semblant de rien l'IM de Regensburg est déjà dans 16 semaines. Si je reste sur une prépa' spécifique de 8 semaines avant l'épreuve, mon plan, élaboré en début de saison, se structure également en amont. Cette première partie (de 8 semaines donc ...) fera la part belle au foncier dans les 3 disciplines, base nécessaire, il me semble, au travail spécifique qui sera réalisé dans la dernière ligne droite de juin-juillet.

Outre le duathlon de Layrac il y a fort à parier que je sois également du 10km d'Ambarès le 24 avril et du semi du Cap Ferret le 08 mai. Un poil moins sûr sur ma participation au CD de Saintes du 02 mai par contre ....






dimanche 4 avril 2010

- Positionnement vélo

.... çà faisait longtemps que je devais aller voir un spécialiste. C'est chose faite depuis samedi, grâce à Christine, je suis passé entre les mains d'un vélociste du Teich.
Il y avait du boulot, çà je m'en doutais, on a donc revu ma position aussi bien sur le vélo de route que sur celui de chrono. C'est assez long finalement, surtout qu'il a fallu changer les pédales (elles étaient usées comme ce n'est pas permis) et la potence fêlée (dangereux).
Pour faire court la selle a été reculée, le cintre remonté, la hauteur de selle inchangée (au moins là j'avais "bon") et la position des cales chaussures complètement revue.
Outre quelques conseils de placement de pied et de pédalage j'ai apprécié le professionnalisme du vélociste, il en connaît un rayon et c'est peu dire ...



A la suite de ces réglages je n'ai pas résisté à l'idée de faire une sortie, surtout que la météo, chose incroyable en ces temps humide, laissée une fenêtre de tir le permettant.
Après une quarantaine de bornes, et histoire de rentrer plus vite, je me suis fais 3*10' au seuil avec les mains en position basse. Et là j'ai ressenti un inconfort et même un mal de dos pénible.
Alors qu'en position cocottes et haut du cintre tout allait bien, et ce même si je me sentais davantage étiré sur le vélo mais sans ressentir cette compression au niveau du périnée, là je sens bien que j'ai le bassin trop en arrière, inconsciemment j'ai même envie de m'avancer !

Bref c'est pas cool, maintenant faut voir aussi si je ne me place pas mal sur le vélo. Une histoire de rétroversion ou antéversion du bassin, je sais pas bien ...
Demain je vais faire une sortie plus longue, on verra si ce sera le même topo. Si c'est le cas soit j'attendrai encore un peu histoire de m'habituer ou j'avancerai à nouveau la selle, tant pis pour le rendement, mon dos est plus important ...

***

A part çà la montée en puissance continue doucement mais sûrement. Après une bonne charge à vélo durant ma blessure au mollet j'ai repris une base beaucoup plus structurée à pied. C'est dur de repartir sur de la VMA courte, longue et du seuil mais il faut passer par là.

J'abandonne l'idée, qui m'avait effleuré un temps, de partir sur un marathon de printemps (Gujan ou Sénart). Dans l'immédiat ce sera le duathlon de Layrac le 18 avril, derrière rien de bien précis encore. Sûrement le semi du Cap Ferret du 08 mai que j'adore. Tout çà, et je me répète, c'est de toute façon pour le grand RDV du 01 août !!

mercredi 24 mars 2010

- Run & Bike Marmande / 21 mars 2010 - Championnat d'Aquitaine


C'est dans le Lot et Garonne qu'ont lieu les championnats d'Aquitaine de R&B 2010. Et comme aux "Gironde" de Cestas c'est avec Luc de Carbon que je fais équipe.

Pas vraiment en grande forme de mon côté, spasmes gastriques depuis 2 jours, je suis loin d'être ravi, et oui il faut l'avouer, d'aller du côté de Marmande pour aller se faire mal. Heureusement il fait beau, la température enfin printanière ....

Finalement tout ira bien, c'est marrant comme le fait d'épingler un dossard et de rentrer en mode compétition vous transforme.


C'est Luc qui démarre cette fois, les VTT partent 45" derrière. Légèrement enfermé au départ çà frotte quelque peu, lorsqu'on rattrape les coureurs c'est même carrément dangereux sur cette longue ligne droite ...





Dès que je vois Luc, bien placé dans les 1ères places, je ne tarde pas pour poser le vélo. Je me place dans la foulée de Victo Laffargue (qui est parti pour faire les 18 km .. à pied) et j'ai à peine le temps de dire ouf que déjà je dois reprendre le vélo. J'avais oublié comme tout s'enchaîne très vite ...
Les cadors devant sont déjà à distance respectable, faut dire que les Becht, Gaspariau de Gujan, le Saubesty du SAM sont de sérieux gaillards. Avec Luc nous nous retrouvons à la bagarre avec un couple de Gujan justement et un autre de Pessac.







A l'issue d'une 1ère petite boucle, où Luc manque de louper la reprise du VTT :



Nous sommes contraints de réaliser un changement au contact sous la banderole d'arrivée. C'est un aspect technico-tactique intéressant finalement ... !!





Au coude à coude avec les 2 mêmes équipes, une 1ère, celle de l'UAGM, doit lâcher l'affaire (problème mécanique je crois) tandis que celle de Pessac nous concède du terrain.
Nous découvrons cette 1ère grande boucle, avec un passage en single notamment où Luc semble bloqué derrière un concurrent, qui est bien roulante et sans grande difficulté.

A mi-chemin nous sommes bien ancré à notre 8ème place, déjà, et abordons la 2ème boucle avec en tête d'optimiser les changements. La 3ème et dernière boucle sera encore mieux maitrisée, enfin il me semble, mais sous la pression des pessacais revenant de je ne sais où !!!
Bien content de passer la ligne d'arrivée finalement, c'était pas gagné le matin même ... Merci Lucho ;-)))




Pour une distance de 17,4 km nous réalisons un temps de 58'12, çà va plus vite que je ne le pensais un R&B. Il faut vraiment faire des relais très courts. En tous cas on s'en sort super bien avec Luc, car s'en jamais avoir travaillé le bazar, nous sommes bien au point.

Merci à Cyrielle et Julie pour les photos

Résultats: 8ème / 42 arrivants - 58'12

dimanche 14 mars 2010

- Marathon de Barcelone / 07 mars 2010







Comme je disais dans un billet précédent :


« … j'ai aussi fait une croix sur la perf' au marathon de Barcelone … j'aurais 1 mois pour me préparer. Trop peu pour la perf', surtout après 1 mois et demi d'arrêt, mais assez pour y aller et faire du tourisme sportif ! … »


Et ben bien mal m’en a pris puisque j’ai sûrement effectué une des mes courses les plus enthousiasmantes. Généralement seule la perf’ ou, plus précisément, un record est capable de me faire autant plaisir.

Cette fois la satisfaction est ailleurs. J’ai beau être à 10’ de mon record sur la distance je suis, de loin, bien plus satisfait de cette course que celle effectuée à La Rochelle en novembre 2008 (2h40’21).

Ce qui prime avant tout, c’est que je ne me suis pas blessé, puis j’ai pris un pied gigantesque à effectuer une sorte de longue ballade, çà peut paraître présomptueux mais en étant un cran en-dessous j’ai pu apprécier, savourer à sa juste valeur ce magnifique parcours catalan !



Parti le samedi matin, de Bordeaux, à bord d’un avion à moitié rempli (23 personnes) et composé en majorité de marathonien(ne)s Christine & moi nous retrouvons à Barcelone sous un beau soleil refroidi, cependant, par un vent glacial ….





Légère galère (Christine pourra parler d’euphémisme ici) pour trouver notre appart’ à la sortie du M° Poblenou, mais il vaut le coup .... puis déjeuner et ballade sur les Ramblas.





Le passage par le retrait des dossards se fait sans encombre. J’en profite pour repérer le site départ/arrivée. Tout à l’air nickel, bien organisé … tout ce trouve au même endroit : arrivée, vestiaires, consignes, etc … Vraiment top !





On a même vu Marcel Zamora, quadruple vainqueur de l’IronMan de Nice, enfant du pays (‘tain j’aurais du faire une photo avec lui, tiens !) qui est, je l’apprendrais plus tard, chargé d’amener la tête féminine au moins jusqu’au 30ème. Il finira finalement …. en 2h31 !



Avantage de ne pas être là en performance nous pouvons, sans se prendre la tête, marcher sans compter et user, comme il se doit, nos chaussures ! A la fin de cette journée du samedi nous sommes d’ailleurs bien jus, j’en ai la plante des pieds en feu …



Après une nuit tranquille je me lève tout de même à 6h (départ à 8h30) et englouti quelques dattes (une révélation pour moi côté apport énergétique VS confort digestion), un café et une tartine.

Parti sous les coups de 7h je m’aperçois, le jour levant, que le ciel est clair, le vent quasi nul et la température de l’ordre de 5°C. Bien loin de ce qui était annoncé la veille : pluie et vent modéré de NE.

Direction Plaza Espanya donc. Le temps de me préparer dans le pavillon 6, de laisser mon sac aux consignes et d’enfiler mon sac poubelle (qui ne me sera pas d’une grande utilité finalement) j’ai le temps de me chauffer 8’, très exactement, avec quelques talons-fesses et montées de genoux.

A 5’ du départ je rejoins le sas préférentiel et repense, à ce moment là, qu’avec une seule sortie longue de 30km, je risque sévèrement de morfler au niveau musculaire !


Le départ donné j’adopte mon rythme de 14 km/h mais me rend compte au bout de quelques hectomètres, les sensations n’étant pas idéales, que je serai plus à l’aise un chouille plus rapide. J’accélère un peu et prend le rythme des gars autour de moi.

Çà va mieux ! Le cardio est plus haut, forcément, que ce que j’ai prévu mais je sens que mentalement ce sera moins difficile à ce rythme, quitte à le payer plus loin .…


J’enfile les kilomètres assez tranquillement même si finalement, comme cela arrive souvent sur marathon, j’ai comme cette impression que JAMAIS je n’irais au bout de cette course.

On passe 2 fois devant ce temple du football qu’est le Camp Nou (paraît pas si impressionnant de l’extérieur) avec d’ailleurs une bonne « côte » sur le 1er passage.

Au bout d’une dizaine de kilomètre (40’24), et contrairement à ce que je pensais, je trouve le profil assez roulant. Je crois même m’être dit « … mais çà descend tout le temps en fait … » En effet mis à part un léger faux-plat dans le 1er km et une côte très courte au 5ème il n’y a rien de bien méchant.

J’ai accroché un groupe qui tourne très régulièrement à 4’/km, je suis bien au chaud et çà m’plaît bien ! Pas d’autres choses à penser, à ce moment là, au fait que j’espère que le mollet va tenir le coup. Ici tous les voyants sont au vert …



Au 16ème, encore un bon faux-plat où je peine un peu, je suis obligé de forcer légèrement pour rester au contact du groupe. Là, pas de doute, mon « surpoids » ne m’aide pas sur le coup.

Je vais de mieux en mieux et pense qu’arriver au semi, même si derrière çà doit merder, sur ces bases serait déjà très bien.


passage semi : groupe à 35sec sur la vidéo


Passage du semi en 1h24’58, c’est alors que je pense, enfin, à m’alimenter. J’avais, disons-le, complètement oublié cet aspect même si j’avais bu une ou deux gorgées d’eau tous les 5km. En espérant que ce ne soit pas trop tard je prends un gel et attaque cette 2ème partie plein de confiance.

Trop peut-être, car vers le 25ème, j’ai comme l’impression de me traîner, que le groupe ralentit. Je prends donc les commandes du groupe et prends quelques longueurs d’avance pendant quelques kilomètres.

On fait demi-tour au bout de la Av. Diagonale et là j’essaie de rentrer dans le rang. Rien ne sert d’en faire trop, vu comme je suis parti il faut aller au bout, et les -3h sont largement possibles.

Après avoir vu Christine au 23ème, elle se trouve à nouveau sur cette avenue. A l’approche du 30ème je lui signale que çà commence à tirer dans les mollets, elle me dira plus tard qu’elle pensait que je n’irais pas au bout. En effet on savait que ce serait le dernier endroit où on se verrait, et si je craquais sur la fin, elle n’en serait rien avant un bon bout de temps et attendrait longuement à l’arrivée.

Nous sommes sur le bord de mer maintenant, passons le port Olympique et là, après 32/33 km, je dois vraiment faire l’effort pour rester avec le groupe, réduit, c’est vrai, à peau de chagrin. Il y a 2 gars hyper facile, qui, il me semble, on décidé de finir plus fort. Et en effet, n’ayant pas vu le 32ème km, je bippe le 33ème et me rends qu’on est en 7’40 ! Illico je lâche le groupe et retrouve mon allure de 4’/km sur lequel je suis calé depuis le début. Pas envie de gâcher la fin …

Toujours préoccupé, à vrai dire, par mon mollet j’attends, comme à Berlin en 2007, le moment où je vais craquer. Que ce soit à cause du mollet ou par manque d’entraînement j’ai toujours cette intime conviction que çà ne peut se terminer aussi bien.

En attendant je continue à tracer ma route et me rend compte qu’à cette heure avancée de la matinée, et au gré du parcours nous ramenant plus au Centre de Barcelone, les spectateurs lâchant leur « ánimo » à tout va sont bien nombreux.


passage 35ème : ± à 20sec sur la vidéo


Sachant que le parcours, à partir du 38ème, n’est pas forcément favorable je m’apprête à souffrir, et ce d’autant plus que je retrouve seul maintenant. Façon depuis le 33ème, restant sur le même tempo, je reprends, comme souvent sur marathon, les coureur(se)s partis trop vites.

Finalement je suis satisfait de ma fin de course, je ne perds que 5 secondes sur les parties moins favorables … mais c’est vrai que les 2 derniers kilomètres, longues lignes droites montantes, font bien mal !



passage 40ème : ± à 10sec sur la vidéo



Ravi de voir un chrono de 2h50 s’afficher au-dessus de moi je me permets un p’tit saut de cabri sur la ligne. Rarement j’aurais été aussi heureux de finir une course alors que l’objectif initial était, justement, de finir ! Mais le marathon reste une course à part, c’est mythique … alors être ému rien que parce que vous franchissez la ligne n’a rien d’anormal.



Arrivée : ± à 45 sec sur la vidéo


Christine n’est pas encore arrivée, j’ai le temps d’aller me faire masser, me changer et consulter les résultats. J’ai hâte de voir ma chérie pour la rassurer, la voyant au loin en train de mater l’horizon je soupçonne son angoisse. Celle-ci sera vite dissipée …



Le reste de la journée, après une bonne douche, sera consacré à nouveau à la marche et un bon restaurant en fin d’aprèm’ sur le port Olympique. Nous rentrons en début de soirée, au moment où le ciel commence à faire des siennes. Le lendemain matin nous décollerons juste à temps, la pluie tombante s’étant transformée progressivement en neige, paralysant la capitale catalane !




Ce marathon n’est sûrement pas reconnu à sa juste valeur. Si l’organisation (ASO : la même qui bafouilla l’organisation du semi de Paris le même jour) reste aussi professionnelle il n’y a pas de raison que cette course ne devienne pas un must. Il y a tout en tous cas pour ….

Et maintenant ??? une semaine de récup’ avec 2 séances de natation, 1 sortie à pied 5 jours après et une sortie vélo.

Le 21 mars j’irai sur le Bike and Run de Marmande avec le compère Lucho, on va essayer de faire bonne figure car il s’agit tout de même des championnats d’Aquitaine. Pour cela il va falloir aussi réduire ces 6 kg superflus !

Après j’aurais déjà en ligne de mire l’I M de Regensburg de cet été avec tous les objectifs intermédiaires.


Résultats : 219ème / 10242 arrivants – 2h50’11






lundi 8 février 2010

- Bike & Run (Cestas - 33) - 07.02.2010

Pour ces championnats de Gironde de Bike & Run, je faisais équipe, en ce dimanche de février, avec Luc de Carbon Tri. Nous ne sommes pas en grande forme : Luc sort d'une contracture à l'épaule et de périostites persistantes. De mon côté j'ai repris la course à pied depuis une petite quinzaine de jours après un mois et demi d'arrêt.
C'est une première pour nous deux. L'objectif est de ne pas se reblesser et de donner le max du moment. Il ne nous faut même pas 15' pour ajuster la hauteur de selle, s'échauffer et tester un échange de vélo main à main.






Je prends le départ pour effectuer une boucle de démarrage de 1200m. Très vite, par manque d'entraînement, le souffle est court et le palpitant affolé.
Luc m'emboîte le pas et me lâche le VTT en bord de chemin très rapidement. Là je découvre qu'il n'est pas si aisé de rattraper et doubler son partenaire. Je repose le VTT sûrement d'ailleurs trop loin ... pour les 2 ou 3 autres relais je n'aurai pas de chance, je suis englué dans des parties boueuses et techniques et ai beaucoup de mal à rattraper Luc. Je mets d'ailleurs tellement de temps que nous ferons des transitions main à main (pas trop mauvaises d'ailleurs .. le bike ne s'arrêtant pas un instant).
A l'issue du 1er tour de 8km nous sommes déjà bien entamés mais avec des relais pas trop mal gérés. Chaque session doit en effet durer 1' ou 1'30 ... peut-être davantage ... et avec en point de mire un duo que nous voulons "bouffer" dixit Lucho ;-)).
C'est une aubaine d'ailleurs ce challenge car nous devons nous sortir les tripes durant cette 2ème et dernière boucle (qui est passée plus rapidement que la 1ère ... en impression seulement). Ce n'est seulement que dans les derniers 500m (avant-dernier et dernier relais) que nous passons devant in extremis.
C'est donc une 5ème place au scratch (53'46 - 15.5 km GPS) et l'impression d'avoir fait une belle course. En tous cas vivement le prochain, j'ai vraiment adoré ce type d'épreuve : on dirait un cross mais en plus ludique !!!