lundi 31 mai 2010

St Sulpice & Cameyrac – 10,4 km / 30 mai 2010

Matin pluvieux en ce dimanche de fin mai. La veille, soirée arrosée également, nous nous sommes couchés tard et repus … rien, donc, ne donne a priori envie d’aller faire du sport …Ceci dit j’ai tout de même envie d’aller rejoindre les copains. Ils courent à 20 bornes de la maison, mais bon j’avais prévu de faire du vélo aussi. C’est peut-être pas une bonne idée puisque la veille, m’étant levé patraque et ayant consulté le toubib, ce dernier m’a mis sous antibio :- ((((

Mais bon c’est décidé, vu la météo merdique, je prends le VTT et vais aller faire ma séance à pied là-bas.

Parti à 8h00 sous un crachin que j’ai bien connu dans ma jeunesse du côté du 59 j’ai le temps de faire, finalement, une trentaine de km avant de rejoindre St Sulpice. Grâce à Phil et l’organisateur je peux poser mon VTT dans un local et me transformer en coureur …

Charmante course de campagne le départ du 5,44km et du 10,4km est donné en même temps sur la piste cendrée du village. Très vite 3 coureurs du cinq se détachent tandis qu’un du dix me passe au 500m et me prends rapidement une cinquantaine de mètres.

Mon 1er kil est couru en 3’19 avec une aisance cardiaque folle … c’est le seul temps de passage que je noterai … ensuite je conserverai un rythme régulier reprenant tout d’abord le coureur du 10 parti, vraisemblablement, trop vite puis le 3ème et le 2ème du 5km.

A mi-course, au profit du demi-tour, je constate que j’ai un peu moins de 100m d’avance sur le second. Maintenant, côté parcours, je sais à quoi m’attendre et peu plus ou moins gérer. Ma FC est correcte mais j’ai tout de même bien mal aux quadriceps. Pas de risque inconsidéré à prendre donc …

Sur les 3 derniers kilomètres, sachant course quasi gagnée, je peux savourer en prenant un immense plaisir à gambader au milieu des vignes !! Et comme cela arrive souvent le plaisir du chrono est de la partie également.

Vainqueur en 35’55 (soit 34’30 au 10km) sur un tel parcours c’est bien au-delà de mes espérances. Une fois récupéré le beau trophée en verre, les 2 cartons de vin rouge et la prime en BA il est temps d’aller faire la récup’ sur les 20km qui me séparent de St André.


-->Résultats en ligne

--> 1er/76 arrivants


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Rien de bien glorieux évidemment, même si bien entendu la symbolique d’être le 1er à franchir la ligne d’arrivée est toujours bon à prendre. Non ce qui intéressant et, au-delà de tout, le plus important c’est de constater (à nouveau aurais-je tendance à dire) que je gère parfaitement ma montée en puissance et que je reste performant car à l’écoute de mes sensations.

Cette semaine, après le CD de Mimizan, j’ai coupé 2 jours avant de charger sur les 5 jours restants notamment au niveau des enchaînements vélo/cap. La veille de St Sulpice j’enchainais encore 1h30 de vélo soutenu (1h30 – 50km) et 1h de course à pied à 15km/h en relative aisance.

Là où auparavant j’aurais coûte que coûte réalisé cette séance là je savais, étant notamment malade, qu’à la moindre fatigue exagérée je stoppais tout.

Cette semaine (S22) est une semaine de régénération où je ne ferai pas grand-chose. Et çà ne pouvait pas tomber mieux vu que je suis en déplacement pro sur Nantes ! Ce sera donc 1 séance légère dans chaque discipline avec repos complet le lundi, mercredi et samedi. Je terminerai cependant la semaine par le Triathlon Sprint de Bègles.

A partir du 07 juin (S23) j’entame le plat de résistance de ma préparation IM. Pendant 8 semaines le volume vélo et course à pied augmentera largement (dans l’eau je conserverai a minima 2 séances/semaine) avec beaucoup de travail à allure spécifique.

Et dire que pour Lanzarote je m’étais contenté, ou presque, de cette seule prépa’ spécifique !!! En tous cas à vélo, à 8 semaines de l’objectif Lanza’, je ne devais guère avoir plus de 200km dans les jambes. Là j’en suis à prêt de 4000, rien à voir …

mardi 25 mai 2010

CD Mimizan (40) – 23 mai 2010





Du « beau linge » sur ce triathlon courte distance de la côte landaise. Beaucoup de monde aussi, comme d’habitude, et une météo de rêve pour accompagner une belle délégation du Carbon-Blanc triathlon sur ce WE.

Malgré la fin de mon 2ème cycle de charge de 10 jours je me sens plutôt en forme. Seul mon rythme cardiaque légèrement trop élevé me fait douter, mais le plus important est, qu’au niveau musculaire, la récupération a plutôt été bonne.



Sur les quinze cents mètres de natation, toujours aussi pénible au demeurant, je note un coup de coude dans les côtes et 2 pains dans les lunettes. L’un deux m’obligeant à réajuster l’ensemble et à reprendre mon souffle un instant.

Après la 1ère bouée il me semble voir Seb. G. de Pessac et, sachant qu’il est meilleur nageur que moi, je tente tout pour prendre son sillage … même si je le perdrais de vue je pense que cela m’a bien aidé.

Finalement sorti à quelques mètres de Luc et au profit d’une T1 toujours aussi laborieuse je crois entendre le speaker annoncer une sortie du parc à vélo au-delà de la 80ème place. Je suis cependant à ma place car en consultant le chrono je suis bien aux alentours des 25’ comme prévu.


Natation (+T1) : 25’36 – 70ème temps

Très vite je reviens sur Lucho, puis le 1er gruppetto que je passe lors du 1er gros virage droite. Le rythme est très correct, aux alentours des 40 à l’heure, alors que le vent n’est pas forcément favorable sur cette 1ère portion.

Vient ensuite un 2ème gruppetto d’une quinzaine de bonhommes ne faisant rien, mais vraiment rien, pour être en règle. C’est Mimizan OK, mais là franchement il y a la place pour être dans les clous, bordel …

Un gars tente bien de se mettre dans mes roues, je l’engueule un bon coup, me décale, me retourne 2 fois en vociférant comme je sais très bien le faire. Au 3ème retournement de tête il n’y a plus personne …

Je continue à remonter, surtout les filles parties 10’ plus tôt, en remarquant que je garde un rythme intéressant sans forcément être au taquet. J’apprécie vraiment la position sur le Canyon, hyper confortable et au rendement excellent.

3ème groupe rattrapé (une dizaine d’unités) au moment où nous allons piquer plein sud et se prendre un p’tit vent défavorable. Là je pense que je ne vais pas pouvoir me détacher mais il n’en est rien. En haussant le rythme sur quelques hectomètres je fais le trou progressivement et relâche un peu ensuite. C’est un endroit pas évident, la vitesse est retombée à 35/36 km/h, avec vent contraire, en léger faux-plat montant et une longue ligne droite démoralisante.

Au bout et 2 virages droite plus tard la donne s’inverse et le compteur affiche allégrement 50 km/h. Pour avoir reconnu le parcours 1 mois auparavant, lors d’un stage avec le Carbon Blanc Triathlon, je sais que 3 coup-de-culs vont venir casser la dynamique, je m’y prépare en relâchant légèrement quelques centaines de mètres avant.

Les 2 premiers passent très bien en 53/17 mais le 3ème sur le 21, chaîne complètement croisée, est chaotique …. j’aurais du passer le 42, dommage …

Ensuite je ne dois reprendre que 2 ou 3 gars sur la dernière portion nous amenant, non pas au Lac comme à T1, mais à Mimizan-plage … j’ai comme l’impression, à ce moment là, que j’ai fait un bon vélo. C’est confirmé par mon compteur affichant 41,8 km/h de moyenne au moment même où je me déchausse …

Trompé par le nombre peu important de vélo dans le parc je m’imagine être dans les 15 premiers. Et ce d’autant plus qu’en partant à pied je ne vois personne ni devant ni derrière me laissant croire que l’écrémage a été important. En fait il n’en est rien … je ne suis qu’environ 30ème (et oui une trentaine de vélos dans un parc pouvant en accueillir 500 amènent à des erreurs d’appréciations aussi) et cela je ne le saurais qu’au bout de 3km me mettant au passage un sérieux coup au moral …

Vélo (+T2) : 57’26 – 10ème temps

Heureusement Coach Jéjé est là un peu plus loin pour me redonner la motivation. En effet il m’annonce, au moment où je vois enfin du triathlète devant moi, que « devant çà n’court plus ». Et en effet ….à la fin de cette première boucle, finalement couru à + de 17 à l’heure, j’ai pu reprendre du monde dont Pierre G. de l’UAGM. Si j’en cause c’est qu’il est pour moi, sur chaque course partagée, une référence pour juger de la performance et permettre un étalonnage dans les 3 disciplines… mais bon là sur le coup il doit être à court de forme et/ou fatigué du sprint couru quelques heures plus tôt.

Il fait une chaleur torride et je me dis que cela peut provoquer de sacré défaillance. Alors rien n’est perdu pour aller chercher une belle place d’honneur, et ce d’autant plus que j’apprécie ces conditions « caliente ».

Sur le 2ème tour il est plus difficile de distinguer les hommes à aller chercher, mais chaque fois que je vois un collier orange je suis boosté pour ne rien lâcher.

Le Top 15 est enfin assuré à 2 km du but, confirmé par Jérôme d’ailleurs. Sur la dernière ligne droite, histoire de se battre jusqu’au bout, je fais le dernier effort pour gagner une place au profit d’un gars de Comminges.

Finalement au bout de 2h00 et 16 secondes je suis bien cramé, au propre comme au figuré, en ayant l’impression d’avoir donné le maximum aujourd’hui. Et çà c’est drôlement important pour mon caractère ne supportant la frustration ….

Course à pied : 37’14 – 11ème temps

Ma joie est quelque peu contrariée quand j’apprends que Luc et Alex ont été pris dans une chute. Pas de gros bobos (quoique …) et des vélos bien endommagés tout de même. C’est dommage de venir ternir une si belle journée sportive par, a priori, la mauvaise gestion d’une situation critique par un arbitre sur sa moto …

Les - :

- T1 encore et toujours à revoir. Là il faut vraiment que je m’entraîne à retirer combi tout en enfilant casque & lunettes.

- Le drafting de Mimizan. On en parle beaucoup et j’ai pu constater par moi-même. Seulement dans la majorité des cas, de ce que j’ai pu voir, il y a un manque flagrant d’honnêteté de la part du triathlète qui cherche à se dédouaner en arguant du fait que le parcours, la largeur de la route etc … ne permettent pas de l’éviter. Foutaise …

Les + :

- Mon chrono vélo qui ne doit à rien à personne à part mes jambes. Même si cela peut sembler démago je m’étais promis de ne prendre les roues de personnes (faut-il le préciser ???) et surtout ne pas « autoriser » qu’on prenne les miennes. Si çà avait été le cas j’aurais tout simplement couper l’effort et même rebroussé chemin. Pour la 1ère fois, alors que ma course à pied reflète mon niveau, je réalise un meilleur classement vélo que course à pied. Mon classement sur cette dernière épreuve aurait pu d’ailleurs être moins bon puisque pas mal de gars ont du faire une boucle de pénalité ….

- Bonne gestion de l’effort et des apports dans ces conditions de chaleur qui me conviennent.

- 4ème au classement Aquitain derrière Roye, Ducasse & Becht.

Merci à Thomas pour avoir positionné mes chaussures de CAP et m’indiquer très précisément comment aborder cette T2.

Résultat final : 14ème/444 arrivants


Crédit Photos : Cyrielle Dupont & Grégoire Dugied

mardi 18 mai 2010

- Sprint La Jemaye (24) et 15km de Galgon (33) - WE de l'Ascension


Quatre jours pour s'en mettre plein le cornet ! Après un cycle de charge mi-avril je profite de ce long WE pour en entamer un deuxième : début le jeudi 13 mai- fin le dimanche 23 mai avec le CD de Mimizan en point d'orgue.
A forte dominante vélo j'arriverais, non sans peine, à faire 450km sur ces 4 jours.
Une première sortie rythmée de 60 km le jeudi matin suivi, en fin d'aprem', par le sprint de La Jemaye.


Les Spinergy à changer et les rajoutes (non pontées) à enlever en dernière minute ne me facilitent pas la tâche. Lucho est dans le même cas d'ailleurs, nous sommes prêts au dernier moment, non sans stress ...


Une bonne natation sur un peu moins de 750m en 10'35 (21ème temps). Peu importe le chrono finalement. Ce qui intéressant de constater s'est que, comparé aux mêmes gars sur les compét' de l'année passée, j'ai réduit l'écart de 30/40 secondes sur un sprint. A confirmer ...


Sorti dans les pieds d'Alex je foire (à nouveau) ma T1. Encore un mal fou à sortir les pieds de la néoprène !!
Après 3 kilomètres nous sommes 4 dont Lucho et Charly de Pessac (drafting autorisé). Pas de bonnes sensations sur le vélo, le parcours venteux et pas tout plat là aussi ne m'aide pas ... avec mes jambes d'il y a 10 jours j'aurai pas eu le même discours.
Le deuxième tour est pénible. Non vraiment pas dans mon assiette ... 14ème temps


Nous arrivons en bon nombre à T2 (une petite dizaine) pour jouer la 10ème place. Lucho fait une excellente transition et sort en 1er du parc, je le suis de prêt mais 'heureusement' qu'il se fait stopper pour remise en place du dossard.


Nous serons ensemble ou presque sur le 1er tour. On m'annonce, à l'entame du 2ème tour, que devant "c'est à 50sec". Juste pour voir je hausse le rythme et voit que çà tient ... je reprendrais le gars de St Astier devant et finirais avec le 4ème temps à pied - 9ème scratch. Pas super content de moi, foutu vélo ...

Le vendredi ce sera une bonne sortie vallonnée en compagnie d'Erwan dans l'Entre Deux Mers. je finis rincé, hypoglycémié comme jamais après 130 km. Pas moyen d'aller trottiner derrière tellement je suis tout tremblant ...

Le samedi matin nouvelle sortie vélo en compagnie d'Erwan et Lucho (120km) avec de biens meilleurs sensations. En fin d'aprèm, au lieu d'aller courir en rythme seul, je préfère aller épingler un dossard sur la course de Galgon (15km).


C'est très intimiste comme truc et très sympa. Je tiendrais, comme souhaité, un bon 16km/h sur 14,6km avec un rythme cardiaque très bas mais, sans surprise, avec de belles douleurs musculaires dans les quadriceps (les mollets, eux, ne bronchent pas).



Le dimanche, çà commence à être dur de se motiver pour aller rouler, nouvelle sortie vélo (heureusement que la météo est de la partie) de 56 km toute en vélocité. Trottiné 30' ensuite avec une aisance cardiaque affolante.
Ballade familiale du côté de Bordeaux et en fin d'aprèm nouvelle sortie vélo. Là faut être sacrément motivé, j'vous le dis !!
Le vent s'est levé, j'en ai vraiment marre et décide de me "contenter" de 60 km dans les Côtes de Bourg ... Façon j'ai plus grand chose dans les guiboles ...

Un kilométrage vélo bien sympa donc sur ces 4 jours, c'est un bon début de cycle de charge. J'espère pouvoir bien encaisser cette semaine et être performant sur le CD de Mimizan tout de même ...


Crédit photos: Cyrielle Dupont

mercredi 12 mai 2010

Semi de la Presqu'île / Lège-Cap Ferret - 8 mai 2010

3ème participation de suite à ce semi-marathon. La date du 8 mai est devenue synonyme de WE (prolongé ou pas) sur le bassin d’Arcachon désormais …

En 2008, pour un 1er essai ici, j’étais venu faire un tout petit peu plus d’1h16, à mon grand étonnement d’ailleurs, alors que la forme n’était pas vraiment de la partie.

En 2009, à 2 semaines de mon premier Ironman à Lanzarote, j’étais venu péter la barre des 1h15 de manière totalement inattendue.

Cette année, je ne le cache pas, et ce même si l’objectif majeur de la saison est encore loin, je suis venu à Claouey avec l’intention de faire au minimum 1h15.

En effet je suis dans un pic de forme assez impromptu (record sur 10km égalé à l’entraînement) et je compte bien en profiter ! Secrètement, et maintenant je peux le dire, je me suis dit quelques jours avant la course que je me verrais bien tenir une allure de 3’30/km (soit – 1h14) … c’est audacieux mais je m’en sens capable …

Les conditions sont bonnes en ce samedi matin. Pas de pluie diluvienne, pas de vent comme annoncé. Je m’en vais faire mon heure (habituelle) de marche sur le circuit tandis que tout le monde roupille dans le bungalow ….

30’ de chauffe juste avant le départ, et les sensations, comme l’année passée, sont plutôt correctes.

En place sur la ligne de départ au côté d’Yves Labarsouque (on se croise sur cette course depuis 3 ans maintenant) nous démarrons en tête. Nous sommes vite rejoint par Jérôme Plouviez et Mohamed BOUQUARTACHA pour passer à 4 au 1er kilomètre en 3’21.


Jusque là tout va bien, bien content d’avoir un groupe homogène, il ne reste plus qu’à s’entendre et ce serait parfait.

Peine perdue, comme à son habitude, Jérôme accélère franchement et créé une cassure décisive dès le 4ème km.

En passant au 5ème km en 17’26 (en ± 3’30 depuis le 2ème km), soit 12 secondes de plus qu'en 2009, je sens bien, pour la 1ère fois, que je ne suis pas vraiment dans mon assiette. Nous sommes à peine au quart de la course et que déjà je pense à faire l’effort pour rester dans l’allure. C’est pas normal ….. !!!

Au 8ème la situation est la suivante : Jérôme est seul devant, Mohamed suit à une dizaine de seconde tandis que Yves & moi en sommes à une vingtaine derrière la tête.

Yves m’encourage, m’attend (il préfère courir à 2), me motive tandis que je lui annonce qu’aujourd’hui je ne lui serais pas d’une grande aide.

Mes sensations sont très bizarres : je me sens essoufflé alors que mes pulsations sont un poil en dessous de ce que je tiens sur semi, mes jambes sont cotonneuses et/lourdes (je ne sais pas bien) et n’ai pas d’aisance dans la foulée.

Bref c’est la M**** …. y’a encore plus de 10km à tenir comme çà avec le temps au kil qui enfle irrémédiablement (DEJA !!!) .. Nous sommes sur du 3’35/ 3’37 au tiers de course … Pffff … là le moral prend un sacré coup …

J’essaie de relativiser en pensant que je suis 4ème de la course, que mon objectif est loin et que cette « séance » allure semi ne peut qu’être bénéfique … mais Bon Dieu que je souffre … !

10ème km en 35’22 et le kil qui suit en 3’42 … Yves, au profit d’une butte, m’a pris quelques mètres que je ne sais combler.

Nous faisons enfin demi-tour (jamais je ne l’ai vu aussi loin) pour prendre la piste cyclable qui nous ramène sur Claouey. Et je sais que c’est là que le parcours devient plus exigent, moralement faut tenir à ce stade de la course, l’idée est là d’abandonner … mais la pensée que, quoiqu’il arrive, il me faudra rallier l’arrivée par mes propres moyens inhibe cette envie. Autant le faire le plus rapidement possible, non ???

Yves est toujours là, je le rejoins vers le 14ème km, lui non plus ne va pas fort finalement puisque j’enchaîne les kilomètres à allure marathon. Non décidément rien ne va aujourd’hui, c’est dingue ce sentiment d’impuissance complètement à l’opposé de celui qui, tout aussi dingue d’ailleurs, me faisait dire, seulement une semaine avant, que je me promenais à n’importe quelle allure.

C’est toujours Yves qui m’annonce que çà revient derrière nous… un coup d’œil et effectivement je vois 2 ou 3 maillots d’Arès nettement revenu à porter de main.

J’essaie d’en remettre un peu (on passe en mode 3’40/km) mais c’est trop difficile … Au 17ème, à cet endroit même où l’année passée (et oui je la joue « variation sur un même thème ») j’avais compris qu’enfin je passais sous l’heure quinze au semi, 2 gars d’Arès nous rattrapent.

Au 18ème km nous sommes donc à 4 pour jouer la place de 3ème. De loin je me sens le plus limité, c’est alors que juste avant le 19ème, et sans signe avant coureur, Yves lâche l’affaire. Je le crois blessé à ce moment là tant cela me semble impossible qu’il jette l’éponge si près du but. Il n’en est rien ….

Finalement je m’accrocherais aussi longtemps que je pourrais aux maillots (vraiment vilains ;-)) de nos amis d’Arès. Inexorablement ils me distanceront sans même se soucier de ma tronche (sourire).


20ème KM - SC Arès me lâche

Sur la ligne je suis dépité de voir s’afficher ces 1h16’29 … j’en ai presque honte sur le moment. Ne me fustigez pas, c’est ainsi que la nature m’a faite (re sourire …).

Il y a une plusieurs explications à cette contre-performance (si tant est que c’en est une finalement). La plus évidente, elle crève mon écran de PC, c’est qu’en cette période de préparation IM je me suis vu « trop beau ». Et voilà qu’assez aisément je fais 34’13 sur 10km, que j’ai cette impression de voler en footing et que « Monsieur le triathlète » se voit déjà enfiler les perf’ comme le boucher enfile les morceaux de barbak’ sur sa brochette (waouhh j’ai été la chercher loin celle là … ).

Il me faudrait vraiment moins « d’enflammage », cela m’arrive trop souvent, causant à chaque fois des effets ± (mais plus que moins) néfastes.

Résultats : 5ème / 650 arrivants

http://www.alcf-athletisme.com/Données/Resultats%20SMPI11.htm



dimanche 2 mai 2010

Sprint CLM/équipe - SAINTES - 01 mai 2010


850m dans la Charente, 22km à vélo et enfin 5km à pied pour arriver au terme de ce sprint CLM par équipe de Saintes. De 3 à 5 concurrents constitue l'équipe, il faut arriver au minimum à 3.
Nous sommes 4 du Carbon Blanc Triathlon : Erwan, Morgan, Luc et moi-même. Equipe plutôt homogène, sauf peut-être au niveau natation, où Morgan et Luc sont largement au-dessus du lot et Erwan légèrement en retrait.


A 15h10 nous sommes l'une des 1ères équipes masculines à partir. Comme convenu c'est Momo qui prend les reines, je le colle à gauche pour ne pas être décroché. Erwan doit venir se placer sur le côté droit et Lucho à l'arrière pour pousser.

Content de pouvoir rester dans la trace de Momo sans trop souffrir je m'aperçois cependant rapidement qu'Erwan ne suit pas. Après quelques centaines de mètres Momo se relève une fois, deux fois, trois fois et décide d'aller épauler Lucho. Je me retrouve alors devant en essayant d'imprimer un rythme régulier tout en me positionnant devant Erwan.

Notre tactique a finalement bien fonctionné puisque à notre grand étonnement (c'est notre point faible) nous obtenons le 9ème temps en 13'42 (sens du courant).

A la sortie de l'eau je suis étonné de ce carton jaune de l'arbitre ... " ah oui il faut entrer à 4 dans le parc à vélo" ... c'est vraiment une découverte pour moi tout cela ...


La T1 est moyenne, je merdoie à retirer une des jambes de la néoprène. Momo, lui, attend déjà dans le box de départ. Une remarque d'un autre arbitre me signifie que si mon dossard est illisible c'est carton rouge .. je vérifie et effectivement le numéro s'est effacé " 'tain quel con, il avait l'air pourtant plastifié ce dossard".

Etant dans mon truc je zappe cependant vite fait cette remarque. Une fois présent à 4 dans le box l'arbitre nous laisse partir. Après 200m je me prend pleine face un cône de signalisation, occupé que j'étais à trifouiller mes chaussures et à regarder derrière pour nous mettre en formation.
Un virage à droite et un premier coup de cul de 100m histoire de se mettre dans l'ambiance ... et c'est parti ...

Et là çà va être une vraie partie de plaisir. Me suis senti vraiment fort sur ces 22km avalés à presque 40 à l'heure si on ne compte pas la transition.
Rapidement je sens qu'à rester dans les roues je ne sers à rien ... je pousse même Lucho à mettre une ou 2 dents de moins, j'crois qu'il a cru que je l'engueulais mais ce n'était vraiment pas le cas ...
Je déboite donc et viens me positionner en tête pour relancer la machine ... çà va vite et je ne me sens même pas à l'arrache, c'est bon signe me dis-je. Par contre jusqu'au 10ème km et au gré du parcours fait de toboggans je ronge mon frein et en garde sous la pédale.
Sur la 2ème partie mes relais seront un peu plus longs et intenses. On s'entend plutôt pas mal finalement pour une première ....
Nous posons le vélo avec le 4ème temps en 34'49. Superbe perf' !

La suite ... ben ... comment dire. Carton rouge direct à l'entrée du parc (c'est sûr que j'avais pas emmené mon marqueur avec moi sur le vélo). L'arbitre m'interdit de partir avec mes coéquipiers. J'hésite, je peste légèrement .. pis je décide de partir tandis que l'arbitre me signifie que dans ce cas c'est l'équipe qui est disqualifiée ...
Et bien tant pis, j'ai envie de courir ... et ne pas être dans le classement sera vraiment pas bien grave. Bien mal m'en a pris d'ailleurs puisque après quelques hectomètres, Erwan, handicapé par une douleur au mollet, doit nous lâcher. Je me console, ou plutôt essaye de me rassurer par rapport à l'équipe, que de toute façon nous n'aurions pas été classé non plus si Momo & Lucho avait terminé à 2.
Nous faisons une belle course à pied à un p'tit 16 à l'heure avec notamment un très bon dernier kilo où Lucho m'épate !

A la vue des résultats nous aurions fait 6 / 40 équipes classées.


***
Sur un plan perso la montée en puissance se passe très bien. Mieux et plus rapidement que je ne l'aurais imaginé. Le lendemain, après 1h30 de VTT en puissance, l'heure de course à pied a été une véritable ballade.

C'est un pic de forme qui m'a déjà permis d'égaler mon record sur 10km. Vais voir maintenant, samedi 08 mai, ce que çà peut donner sur semi du côté du Cap Ferret.
Et après ce sera le WE du côté de Mimizan. En espérant conserver a minima mon niveau actuel j'ai de belles ambitions sur le CD, ce parcours me plaît bien, espérons toutefois que ce ne soit pas draftingland ...


Crédit photos : Cyrielle Dupont