mercredi 21 octobre 2009

- Bilan Kilomètrique 2009

Et oui déjà un bilan kilométrique alors qu'il nous reste encore 2 bons mois avant la fin de cette année 2009.
C'est que tout simplement, en m'attardant dans un premier temps sur la partie vélo, je me suis aperçu qu'en 2008 je n'avais fait aucun km en octobre, novembre et décembre. A cette époque je préparais intensément le marathon de La Rochelle'08.





Conjugué à une période non propice à la pratique du vélo (retour du froid & de la pluie) j'ai donc pris vite le pli à l'époque de laisser le KUOTA se reposer en attendant 2009.

A ce stade de l'année 2009 j'en suis donc à 6533 km à velo (vs 5205 km en 2008) et 2212 à pied (vs 3689 en 2008 dont 1000 km d'octobre à décembre).

J'ai donc beaucoup plus roulé en 2009 (je devrais dépasser les 7000km) mais beaucoup moins couru (perspective de ± 2500 km ).

L'augmentation du volume à vélo associée à un travail largement plus qualitatif m'a permis de réaliser des progrès flagrants, ceux-ci ont été constatés sur les épreuves de la fin de saison 2009. Un peu juste en terme quantitatif en arrivant à Lanzarote (± 3700 km) j'ai profité du travail effectué depuis le début de l'année et poursuivi ensuite pour passer un cap.
Même s'il est parfois trivial de comparer des triathlons et même des éditions différentes d'un même triathlon je m'aperçois que mes temps vélo, sur une épreuve régionale, sont passés d'un ratio par rapport au meilleur temps d'environ 10 à 12% à 5 à 7% aujourd'hui. Ce n'est pas rien ...

A pied j'ai pu garder un niveau constant, sauf sur la fin de saison de triathlon (St Jean de Luz et Doussard) où j'ai connu une nette baisse de performance de ce côté là. Espérons que le travail à vélo n'est pas venu ici perturber mes acquis en course à pied. Je le saurais assez rapidement au cours de la saison 2010 puisqu'avec ma participation au marathon de Barcelone, qui se prépare dès à présent, j'attaquerai le spécifique dès le début de l'année civile.

Un mot sur la natation : je n'ai pas réellement entrepris de travail spécifique sur la saison. Tout au plus en me rendant à la piscine 3 à 4 fois / semaine (préparation Lanzarote) je m'essayais à travailler sur des rythmes différents. Je n'ai donc pas franchement régressé mais n'est pas non plus progressé en travaillant sur un volume horaire de 3000m.

J'ose espèrer que l'année 2010 en sera tout autrement. En rejoignant le Carbon Blanc Triathlon mon objectif principal est clairement de mettre l'accent sur cette discipline !!
Même si je rêve de gagner 2 à 3' sur un CD, de passer sous l'heure sur IronMan (pour être ainsi moins loin au classement dès la 1ère épreuve) je sais surtout que le plus important est de progresser pour s'économiser et permettre ainsi d'y laisser moins de jus en vue du vélo et de la course à pied.



Sur ce point je fais donc confiance à Jérôme V. avec qui, au bout de 3 semaines, j'aime déjà beaucoup bosser .... l'entraînement collectif et le travail spécifique, ce qui est tout nouveau pour moi, m'enchantent par leur côté ludique et convivial. Gageons que c'est ainsi que je deviendrais un as des bassins ;-)

mercredi 14 octobre 2009

- Ouverture du blog 'Triathlon & Course à pied' par C.NOCLAIN

En clôture de cette saison 2009 de triathlon & course à pied, et pour débuter au mieux la saison 2010, j'inaugure ce jour mon blog dans lequel je viendrai principalement relater mes courses. Cependant j'y viendrai volontiers parler de telles ou telles séances, me lamenter sur mon sort ou encore y déverser mes joies ....

Vous trouverez déjà dans ce blog 2 billets :

1- le compte-rendu de l'IronMan de Lanzarote sur lequel je ne pouvais faire l'impasse ici
2- un bilan de la saison 2009 : j'ai occulté volontairement la 1ère moitié de saison 2008/2009 (marathon de La Rochelle - cross) qui me parait déjà si loin que j'ai mal à croire qu'il s'agit de la même saison.

Pour cette nouvelle saison les objectifs sont nombreux et ambitieux. Si vous passez par ici assez souvent nous aurons le loisir de les détailler plus précisément.
En tous cas pour ne citer que les plus importants il y aura donc :

  • Le marathon de Barcelone ( 07 mars 2010):




  • L'IronMan de Ratisbonne (Regensburg - 01 août 2010)


- Bilan saison 2009

- Trail de l'Eau Bourde ( - 05 avril - ) : 56'58 - 3ème/ 456 arrivants




- 10 km du Haillan ( - 19 avril - ) : 34'53 - 22/715 arrivants

- Semi Lège Cap-Ferret ( - 09 mai - ) : 1h14'29 (RP) - 6ème/754 arrivants

arrivée en vidéo

- IronMan Lanzarote ( - 23 mai - ) : 10h04'09 - 54ème/1052 arrivants - 8ème en catégorie d'âges 30/34ans



- Traversée de Bordeaux à la nage ( - 20 juin - ) : 15'30 (vague 5) - 35ème/89 - 1700m (sens courant)


- Sprint de Montendre ( - 21 juin - ) : 1h03'40 - 8ème/140 arrivants

- CD St Astier ( - 27 juin - ) : 2h13'50 - 3ème/73 arrivants


- Foulées de Iles ( - 05 juillet - ) : 17'02 - 5ème/181 arrivants

- Sprint de Cadarsac ( - 12 juillet -) : 1h03'57 - 5ème/199 arrivants

- Trail des Côtes de Bourg ( - 14 juillet -) : 1h38'23 - 7ème/172 arrivants



- CD Bergerac ( - 26 juillet -) 2h11'58 - 8ème/166 arrivants



- 24h vélo du Mans: ( - 22&23 août - ) : par équipe de 6 - résultats et CR



- Foulées Cubzacaises / 10km ( - 30 août - ) : 36'07 - 2ème/101 arrivants





- MD St Jean de Luz ( - 12 sept - ) : 4h26"26 - 22ème/425 arrivants




- MD Doussard ( - 27 sept - ) : 4h04'19 - 22ème/246 arrivants





Mini compte-rendu des épreuves 2009:


Trail de l'Eau Bourde : " ... qui s'apparente à une course nature hyper roulante de 15.5km. Quelques relances en forêt mais pas de difficultés majeures.
Je termine 3ème de la course avec un chrono de 57' (± 16km/h) qui me satisfait pleinement.

Pendant les 2/3 de la course je suis dans un groupe de 4 où nous jouons la 3ème place (les 2 premiers ayant pris la poudre d'escampette dès le départ). J'ai un mal fou à suivre sur les 5 premiers kilomètres, je me place à l'arrière en bataillant pour ne pas décrocher. Le rythme baisse ensuite, je récupère un peu mais prend les commandes pour une accélération au train qui fait exploser un 1er bonhomme.
Un V1 assure un relais, je suis décroché de quelques mètres à 2 km de la fin et pense que c'est cuit pour la 3ème place. D'ailleurs ma 4ème n'est pas acquise puisque que le dernier larron est à à peine une dizaine de mètre derrière moi. Revenu finalement, à 500m de l'arrivée, sur le 3ème qui a nettement ralenti nous nous battons au sprint. Distancé dans un 1er temps je finis par passer devant à 50m de la ligne, ce fût chaud ....
Comme d'habitude c'est donc une caisse de rouge qui fait office de récompense, et ce n'est pas pour me déplaire."


10 km du Haillan : "... pas fait de séance spé'10 cette semaine en vue justement de ce 10km à effectuer au taquet. Départ roulant et donc très rapide dans la foulée de Ludo33. Passage au mil en 3'08 et 6'31 au 2mil . Le groupe Ludo33 s'est maintenant bien éloigné et je reste avec un autre petit groupe derrière où, à la faveur d'un profil moins évident, je rentre dans le rang et stabilise ma Fc aux alentours des 183/184. C'est beaucoup, c'est généralement ce que je tiens sur la 2ème partie d'un 10, mais je ne me sens pas si mal alors ... Passage au 5mil en 17'11 avec un dernier kilo montant en 3'40 ... là je me dis que mon seuil n'est définitivement pas à moins de 3'40 en ce moment et ce d'autant plus que les kilo s'enchainent désormais sur un gros 17 km/h (± 3'33/km). Je m'efforce de terminer en contrôlant ma Fc et en me maudissant tout de même de ne pouvoir accélérer (manque de fraîcheur sûrement ... . Je suis tout juste capable d'accélérer sur les 200 derniers mètres afin d'assurer un sub'35. C'était ± mon ambition sur cette course, sans trop y croire à vrai dire, et suis bien content du coup (toujours au regard de ma "prépa' long" du moment) de pouvoir courir en 34' et des grosses poussières."

Semi Cap-Ferret : "Bon un p'tit débrief' de ce semi comme même ! C'est pour raconter un PB sur la distance, merde .. faut pas louper çà .. :P Temps idéal pour la course à pied en ce vendredi 8 mai. Nuageux, 15°C, pas un pète de vent. A la chauffe je me sens hyper, mais hyper, bien ... le cardio super bas, pas mal aux jambes, en tous cas elles ne sont pas lourdes (ai bien fait de rien faire du tout la veille) C'est là que je décide d'y aller en perf' et de suivre le peloton de tête. Au moindre pépin je lâche l'affaire, pas de pression en fait, c'est un véritable atout (je m'en rends compte maintenant) qui permet d'avoir une sérénité de ouf ;) Comme prévu, et connaissant bien les gars du coin maintenant, nous nous retrouvons à 6 dès les premiers hectomètres. Je suis le moins bon des 6 mais m'accroche tant que ma Fc et mes impressions me disent que je dois rentrer dans le rang. 1er km en 3'25 hyper à l'aise en queue de groupe, 2ème en 3'30 avec une Fc de 175 qui me semble facile ... là je me dis que 1- j'ai de la chance car ces gars (surtout 2 d'entre eux en 31/32'' au 10 km sont partis tranquilles) et 2- que je me sens super à cette allure :D Ensuite je m'accroche tout de même au groupe, je sais qu'au niveau du 5 km nous repassons sur le site du départ, mon but est de l'atteindre avec eux pour voir ensuite ... Je prends 4/5 puls' entre le 4 et le 5ème km (± 182 :o). Faut dire aussi que le speaker énumère les noms de chacun, le palmarès, etc ... çà fait tout bizarre et forcément fout un coup de pression. Juste avant le 5ème je décide de "couper" l'effort et me fait lâcher par le groupe de 6. Trois d'ailleurs partent en tête, les 2 autres légèrement décroché (passage au 5ème en 17'14). A partir de là j'enfile les kil en 3'30/32 pour une Fc cible de 176/177, je suis scotché par mon aisance mais me dit qu'à un moment donné je vais forcément avoir mal aux jambes avec le programme chargé des derniers jours. Passage au 10 en 34'52 toujours bien à l'aise :o :o :o Vers le 12ème on fait une sorte de demi-tour pour emprunter la piste cyclable qui nous ramène à Claouey. C'est super joli mais d'un seul coup moins facile car çà tournicote pas mal et c'est légèrement vallonné. Je passe sur du 3'35 à ce moment là mais remarque que je me laisse endormir par moment, en effet mon cardio passe à 172/173 et suis donc obligé de relancer (km 12; 14 et 16 à 175 puls' de moyenne là où je suis déjà pas loin de 180 normalement :o) Depuis le départ je suis naturellement obligé de penser au -1h15 :D ... mais c'est bien concret qu'à partir du 17ème où je passe en 1h00'01". C'est un repère que je connais bien depuis ma quête de la qualif' aux Frances sur cette distance. Pile-poil à 17 à l'heure à ce moment là .. ;) Ceci dit je ne suis pas rassuré et me dit que si je craque maintenant je vais être super déçu (toujours peur de mes jambes en fait ...). Depuis le 10ème je suis à une trentaine de mètre du vainqueur de l'an dernier. Au 17ème je me suis bien rapproché d'ailleurs mais je ne cherche pas la place et veux gérer mon effort pour arriver coûte que coûte sous les 1h15. Au 18ème, toujours sur le rythme de 3'35/km, je m'aperçois que le 4ème a craqué et qu'il a désormais été rejoint par le gars que je suivais depuis un moment. Là je me dis que ces 2 gars vont me servir de point de repère pour finir les 3 derniers km au max de mes possibilités, et ce sera le cas car je ferais 3'33; 3'32 et 3'46 sur le dernier 1100m (Fc montant progressivement à 180 puls'). Merci la PPG pour le coup (j'en ai fait chaque semaine depuis 2 mois) car je sens bien que ma foulée est beaucoup moins dégradée qu'à l'accoutumée. Au 20ème je sais que c'est gagné puisque je passe 17" sous les 1h11 ... c'est donc que du bonheur (enfin presque car çà fait mal aux jambes, hein :P) de finir. Je reviens même à moins de 5m du 4ème et 5ème mais n'ai pas vraiment envie de me battre sur les 200 derniers mètres, eux sprintent alors et moi savoure comme un gosse de voir l'horloge affiché 1h14 et quelque chose . C'est fou, me dis-je ... c'est 1h14'29 finalement !!! et j'ai pas l'impression d'avoir forcé en plus !!.. Mais bon n'est-ce pas le cas chaque fois qu'une course est une réussite ? ? ? En tous cas je l'ai fait une fois dans ma vie de coureur à pied et çà on ne me l'enlèvera pas ;D .. Maintenant le dernier souhait serait de faire -34' sur 10km, ce sera plus difficile mais j'y recrois maintenant. En tous cas même si cette course doit me coûter des minutes à Lanzarote ce n'est pas bien grave. Ce record sur semi est bien plus important .... ;)


Montendre: "Bon sinon confirmation que j'ai bien gazé à vélo (merci Pépito pour les résultats ChronoSport). C'est le 7ème temps en 32'37 mais à seulement 20s du 2ème (le 1er met 2' à tout le monde.
A pied c'est idem (6ème temps en 18'43) mais à 40s du 1er ... mais bon là je sais que je peux faire mieux, ceux sont mes acquis qui ont parlé
"


Saint Astier (1650m/40km/10km) : "C'est en Dordogne et pas besoin de vous faire un dessin sur les conditions climatiques, une vraie fournaise avec ce départ à 14h30.
Aaaah qu'on était bien dans l'eau !! 1650m dans l'Isle avec un léger courant favorable. Je sors 16ème avec l'impression d'avoir bien nagé et pas beaucoup entamé.
Le vélo est superbe et très sélectif (c'est que c'est jamais plat dans le 24) avec notamment une côte de 18% de 150m à gravir 2 fois. Dantesque ....
Confirmation de ma bonne pêche sur 2 roues du moment, je pose en 4ème position 8) après avoir roulé à 34,3 km/h sur les 40 bornes (très précis d'ailleurs comme sur la CAP où il y avait tout juste les 10km) soit juste -1h11 et 4ème temps à la clé à quelques secondes des 2ème et 3ème. Le 1er roule 2'30 plus rapide que moi ... mais bon j'ai vraiment bien progressé car rouler aussi vite sur un tel parcours, waouhhhh ....
A pied je bloque le cardio à 179/180 (car c'est aussi une séance de CAP ce CD ;)) et revient sur le 3ème au bout de 2km ... pour reprendre une expression du Krusti j'ai l'impression d'évoluer dans un sèche-cheveux géant. Incroyable !!! heureusement qu'il y avait 2 douches sur le parcours pour 'se doucher' tout habillé car sinon ... aie, aie, aie !!! Le reste du parcours je surveille mes arrières car j'ai l'impression qu'un gars de Nantes revient fort. J'attrape un point de côté à 500m du but mais sans conséquence (à surveiller pour les prochaines épreuves + longues :-\). Content de cette 3ème place finalement et de la partie vélo. A pied je fais le meilleur temps en 39'51 (avec T2 - 39'30 à mon chrono pour 10,06km) mais c'est pas fameux tout de même. Mais bon je sais que je dois encore faire beaucoup de spécifique pour revenir à mon meilleur niveau ..."


Foulées des Iles : "Retour rapide sur le 5km de la Foulées de Iles : 17'02 en me donnant à 200%. Sur le coup j'ai trouvé çà normal mais à froid je me dis que je suis en manque cruel de vitesse."


Triathlon sprint de Cadarsac : "... où j'essaye pour la 1ère fois mon nouveau vélo de chrono :). Très bonne course, et ce même si pour la 1ère fois j'ai du nager sans néoprène (l'eau > 24°C) .. pas forcément + difficile, où je termine 5ème à quelques secondes du podium. Dommage je n'ai pas pu sprinter, j'savais pas que les gars devant moi étaient 3 et 4 (ben oui avec 2 boucles à pied y'a du monde partout et on voit pas forcément les chouchous au poignet, bref ..)
Content de ma partie vélo, 6ème temps à 38,8 km/h de moyenne sur 22km, je suis dans les temps des tous meilleurs. A pied c'est le pareil avec le 4ème temps en 17'30 sur 5km ... à comparer avec la foulées des Iles je me dis que 30" de plus c'est vraiment rien, surtout après le vélo fait à donf ..."


Trail des Côtes de Bourg : "...où ayant chopé une insolation la veille je me réveille à 39° de fièvre et réalise tout de même une bonne course avec le 7ème temps scratch (1h38) sur le 25km. Sans être malade je n'aurais pas fait beaucoup mieux façon, par contre j'aurais sans doute pas vécu une après course aussi difficile. J'ai été malade comme un chien tout le reste de la semaine avec une poussée de fièvre à 41,3° de fièvre 2 jours après. Eu la totale avec vomissements, tremblements etc ... Ai pu tout de même reprendre le vélo le dimanche (soit 4 jours de repos complet ... énoooorme !) avec une bonne sortie de + 100 bornes qui m'a fait du bien. Par contre j'étais encore bien incapable de courir, les jambes étaient encore trop largement fébriles ..."



CD Bergerac : " ... malade 1 semaine et n'ayant pas pu m'entraîner la semaine d'avant, je compte la jouer sur la fraîcheur pour voir ce que çà donne, pour une fois ... Ce fût la encore une bonne course, sous un bon soleil ardent (encore ... !! mais j'aime çà, alors ...). Disputé en format Contre-la-montre nous partons toutes les 2 minutes 3 par 3. La Dordogne étant "trop" chaude c'est une nouvelle fois sans combi que nous nageons : 43ème temps en 26'23 (avec T1 - 25'20 sur les 1500m) je limite très bien les dégâts. Mais çà fait chier de perdre 6' sur les meilleurs dès cette 1ère épreuve. A vélo je vais mettre 1h06' pour 41 km (9ème temps) sur un parcours pas si évident - Y'a 2 ans je mettais 1h05 mais le parcours vélo ne faisait que 37 km. Je gagne presque 4km ;-) A pied, sans vraiment forcer, je vais presque tenir un 16 km/h sur le 10 km (données GPS). Le chronométreur me crédite, avec la T2, d'un 39'17 (meilleur temps ;D) ce qui est conforme à ce que j'ai enregistré : 38'01 sur le 10 km, vraiment très bien !! Ce sera finalement une 8ème place au scratch en 2h11'58 sur une épreuve bien relevée. Content le gars ... "



MD de St Jean de Luz (2500m - 80 km - 20 km) :" ... je finis 22ème au MD de St Jean de Luz. 80eme en sortant de l'eau, 30eme à l'issue du vélo. Je finis épuisé comme rarement ...
Pas pu m'alimenter et boire convenablement : maux d'estomac & d'intestins tenaces :-( Dommage, y'avait moyen de faire un truc enoorme ...
... 24ème temps vélo: ce n'est plus une surprise, j'ai bien progressé dans cette discipline. On est sur du 36 à l'heure sur 80 bornes pas vraiment plat.
Non c'est à pied que je devais aller chercher 10 places de mieux, 1h26 çà reste honnête mais 6' de moins étaient dans mes cordes ..."


MD Doussard (2000m - 78,5 km - 18,6 km) : "22eme à nouveau ! Encore un peu merdé la course à pied, mais normal, j'suis pas à niveau. 4h04 mais pas la distance dans les 3 disciplines ... c'est la fin de saison ... oufffff !"

vendredi 9 octobre 2009

- Ironman - Lanzarote '09







Un rêve de gamin, un rêve de grand bonhomme même ... et ici au bord de l'Atlantique je m'apprête, en ce samedi matinal, à le réaliser.
Rien n'est gagné pourtant, il faut avoir de la chance, il faut se battre, il faut se faire mal pendant de longues heures. Et ce n'est qu'à l'issue d'un long périple achevé en fin d'après-midi (enfin je l'espère) que je saurais alors si ce rêve est mien ou pas !

Pas la peine de faire durer le suspens d'ailleurs ... mon rêve de sportif je l'obtiendrai ici à Lanzarote : je suis un IRONMAN !

Comme dit précédemment j'ai réalisé une très bonne préparation spécifique sur les 8 dernières semaines. Et il le fallait car j'étais loin des 6 mois de préparation, tout en lente montée en puissance, nécessaires pour boucler convenablement l'épreuve reine du triathlon.


Arrivés sur cette petite île des Canaries à J-5, avec ma compagne et le team TriathlonPerformance organisateur du voyage, la dernière semaine se déroule sereinement et tranquillement. 2 p'tits footings sur le bord de mer où a lieu le marathon, 2 petites sorties vélo sur les 20 premiers km du parcours et 2 séances de natation également sur le parcours de 1900m.







Le reste du temps c'est repos et découverte de l'île tout en reconnaissant dans le même temps le parcours vélo. Pasta-party royale le jeudi soir au Club La Santa (lieu de retrait des dossards et du briefing) et dépose des vélos le vendredi, veille de course, dans la zone de transition se trouvant à 300m de notre lieu de logement de Puerto Del Carmen, çà c'est vraiment le pied .....
















La reco des Miradors de Haria et Del Rio ne m'a pas inquiété plus que cela. Au contraire je suis plutôt rassuré même côté dénivelé car je m'attendais à des portions beaucoup plus pentues.







Par contre au niveau natation c'est une autre histoire. Ce n'est pas que la mer me fasse peur mais pour m'avoir chronométré par 2 fois sur la boucle (36 puis 35' sans vraiment me ménager) je me dis que mon objectif de 1h/1h05 n'est pas envisageable, je me fais une raison et fixe alors une sortie de l'eau en 1h10 /1h15.




La vie est belle donc à l'approche de l'épreuve qui me fait tant rêver. M’enfin il y a tout de même un truc qui me tracasse ... même si le transport vélo s'est bien déroulé, je m'aperçois en le remontant que ma patte de dérailleur arrière s'est à nouveau tordue. Sûrement le voyage en TGV vers Paris dans sa housse flexible qui est en cause, car avec la valise rigide pour l'avion rien n'a pu bouger.
Je ne prends aucun risque avec le matos et n'essaie pas de redresser trop fort ce dérailleur, je serais beau tiens si je pétais tout !!! Du coup je suis obligé de faire une croix sur le 25 dents. Les galets frottent sur les bâtons de la Spinergy :-/ ... ce n'est pas sérieux, c'est même carrément du bricolage mais je n'ai pas le choix. Et puis ce n'est pas si pentu me dis-je .... en 39*23 çà passera !






Samedi 4h30, après 2 nuits à dormir comme un bébé et en pleine forme donc, c'est le D-Day ! La météo annoncée semble correcte avec du beau temps et un vent de ± 30 km/h (cool çà aurait pu être pire). P'tit déj presque normal avec un bout de GatoSport en sus fourni par Jérôme (faut pas gâcher). Le trac sûrement mais j'ai bien mal au bide encore une fois, je prends donc une double dose de SMECTA. J'en avais déjà pris un en préventif la veille au soir pour m'éviter les mêmes problèmes intestinaux qu'à Gérardmer !
A 6h je pars en direction du parc à vélo avec Jim et Manu. Arrivé en bas je m'aperçois que j'ai oublié ma combinaison de natation !! Quel idiot je fais. Je gonfle alors mes pneus et reprends la direction de l'appart ... bonne surprise Christine est réveillée, nous pourrons redescendre ensemble ...
Ce retour à l'appart est un mal pour un bien en somme, cela m'évite de devoir faire la queue aux toilettes du parc de transition. Car, et oui, mon mal de bide redouble d'intensité. Là je suis vraiment inquiet "çà va pas recommencer" me dis-je ????

Avec tout cela le temps est passé super vite. Direction la plage avec le soleil levant, Christine est là pour m'accompagner jusqu'au bout .. le stress ne me quitte plus ... j'aurais bien aimé discuter avec 2 ou 3 gars mais nous nous sommes perdus de vus désormais ...



A 10' du départ je vais faire une petite trempette avec une dizaine de mouvements de bras. Maintenant il est temps d'aller trouver une place dans le pack.
Placé à une vingtaine de mètre de l'arche sur la droite (la 1ère bouée est à gauche) avec une jambe de chaque côté d'une barrière la position n'est pas gêgêne. Mais en même temps, avec mon niveau médiocre en natation, vaut mieux ne pas aller jouer les caïds devant.

















LA COURSE:

Natation : 3.8 km

J'entends à peine le départ, c'est le mouvement de foule qui me fait réagir ... je cours à fond vers l'eau et marche le plus longtemps possible et me jette une fois dégagé devant moi.
Étonnement la bagarre n'est pas là jusqu'à là 1ère bouée (160m), j'arrive même à prendre à la corde ... par contre ensuite sur la longue ligne droite parallèle à la plage de + de 700m c'est costaud. Je n'arrive pas à poser 3 mouvements de suite, ce n’est pas que çà bastonne mais c'est tellement dense que personne n'est à l'aise. Je décide d'aller chercher l'extérieur quitte à faire un peu plus, et c'est plus tranquille en effet.
Pas grand chose à raconter d'autre sur cette boucle, c'est juste chiant ... je me dis d'ailleurs que c'est bien cool de nager en premier, ensuite on est débarrassé de cette corvée !
Sur la fin toutefois je me fais attraper la cheville et pense avoir perdu mon chip. En fait non il est juste sorti de dessous la combi ...
Sortie à l'australienne au bout de 1900m et consulte ma montre : 28' !! Un instant j'y ai cru, juste le temps de voir qu'elle est arrêtée en fait (1er tour : 32'10). J'en profite pour réajuster mon chip sur le plage juste avant de repartir pour la 2ème boucle ...
La densité sera encore énorme jusqu'au 2800m, là enfin je serai à l'aise et essaierai de me mettre le plus souvent dans les pieds de quelqu'un. Sur le retour je me fous à hauteur de genoux d'un gars faisant beaucoup de bouillon, j'en prends plein la tronche mais il paraît que le drafting en natation aide pas mal (autant croire les bons nageurs comme Piero après tout).
Soulagé en sortant, "çà c'est fait" me dis-je, je le suis plus encore lorsque je passe à hauteur du chrono officiel indiquant 1h04 .... c'est pas glorieux mais à mon niveau je m'en contente largement.



Je cherche Christine du regard mais rien .... je m'efforce alors de remonter le plus de personnes possible en traversant la plage. Impasse de la douche, coucou à Joël en haut de la rampe et récupération de mon sac T1 (un bénévole me l'avait préparé ... cool).
Tout se passe à merveille avec le casque et lunettes. Mes chaussures à la main je range ma combi et donne mon sac à un bénévole (vraiment efficace ... chapeau !!) et file à toute vitesse à mon vélo.
Arrivé à ma place 386 j'enfile mes Adistar® et entends ma belle de l'autre côté ... je lui crie " Une Zéro Quatre ... une zéro quatre" ... après coup je ne sais pas si çà lui disait quelque chose mais vu mon enthousiasme elle a du être rassurée.



Vélo : 180 km

C'est donc parti pour le plus gros morceau de la journée, rassuré par le temps honorable (finalement) sur ma nage c'est avec le sourire aux lèvres que je donne les premiers coups de pédales .... et çà part vite finalement, à mon grand étonnement ....
Ce n'est pas rare que je roule à plus de 40 km/h quand le vent est de travers et presque à 50 avec le vent favorable. La plage cardiaque cible de 140-145 est légèrement dépassée mais je ne m'inquiète pas car je sens que je ne "watt" pas tant que çà au niveau des jambes.
Vers le km17 c'est la 1ère petite difficulté avec une montée de 3 à 4% peut-être mais plein vent de face (j'étais complètement scotché à 15km/h ici 4 jours auparavant) ... j'y vais vraiment piano piano et me rends compte que je reprends du monde tout de même. C'est là que Jérôme Lemoine me passe tranquille, sans forcer, à l'aise et avec un p'tit mot d'encouragement ...



Jusqu'au km 80 c'est plutôt tranquille, les ravitos sont bien là tous les 20km ... je prends le bidon de flotte et celui de Coca®. Par contre il n'y a pas vraiment tous les gels et barres énergétiques Powerbar® annoncées. Encore heureux d'avoir prévu une réserve de gels !! L'alimentation/hydratation est ma grande préoccupation à vrai dire, je ne doute pas que la réussite de cette course réside beaucoup là-dessus .... je m'efforce donc de boire une à 2 gorgées et de manger un truc tous les 15/20 km (Bananes / barres etc ..)
Ah oui au fait, un mot sur le parc Timanfaya, je le redoutais celui-là ... et finalement il est plutôt bien passé .... j'ai profité à fond des paysages et me suis dit que j'avais une drôle de chance d'être là ... j'ai pensé à Eric de l'USCPCA Rp à cet endroit, c'est lui qui m'a parlé de cet IM et du décor somptueux, et bien on y est là, et c'est beau .... et y'a un bon vent dans le pif aussi (ou sur le côté donnant de belles frayeurs) ... :-))))) .... Le pire a été la descente sur La Santa et le long faux-plat roulant qui suivi. A mon niveau impossible de me mettre en position aéro, trop dangereux ! Voir ces vélos devant moi être penchés au-delà de ce que la loi de la gravité autorise m'a fait vite comprendre ce que c'était Lanzarote, et encore le vent fût plutôt « gentil » en ce 23 mai 2009 …




Avant d'attaquer le plat principal du menu vélo du jour (Miradors d'Haria et Del Rio) je me surprends à me dire que ce n'est pas si difficile finalement (pfffff le kéké ... !!!). En effet je dois avoir une moyenne au bout de 80km aux alentours de 34 km/h, certes avec encore 2 montées costauds (mais bon je les ai repérées et elles ne me font pas peur), mais avec surtout la perspective de rentrer sur Puerto Del Carmen (à partir du km 120) avec le vent et profil plus favorable ....

Et bien ce fût une grave erreur !!!! La 1ère fût de sous-estimer Haria. J'en voyais plus la fin de ce mirador, et pourtant il semblait pas si difficile en mini-bus :-)) ... le vent pleine tronche, le pente bien hard finalement et puis la longueur m'ont fait regretter les pensées toutes récentes. J'aurais aimé ici avoir mon 39*25, surtout sur la fin, le 23 était trop court quand je forçais comme un malade à 10 à l'heure. En plus de cela j'ai commis une erreur sur les ravitos, je me suis retrouvé à sec sur toute la montée (le ravito se trouvait tout là haut). Finalement çà n'a pas du avoir d'incidence, enfin je crois, et m'a permis de monter plus léger ;-)))
La 2ème erreur a été de penser que le retour serait plus facile mais sur ce point j'y reviendrai plus loin.

Le point culminant (610m) de ce parcours est donc Haria et j'suis bien content d'y être, vous l'avez compris, car c'était loooong mais aussi parce que là-haut m'attendait le ravito perso amené par l'organisation. J'ai hésité longtemps à en laisser un et je l'aurais bien regretté tiens : 2 pains au lait jambon/emmental + un pain au lait nature .... çà passe nickel, çà me fait un bien fou car je sentais l'estomac vide. Mentalement ce n’est pas anodin non plus, je suis requinqué ….
Tout c'la est avalé sur les débuts de la descente en lacets, c'est une belle route çà me permet de ne pas prendre trop de risque. Je repense à ce moment là aux images TV de l'édition 2008, c'est assez caractéristique comme décor pour s'en souvenir. Cette fois-ci ce n'est plus du virtuel, j'y suis bien à mon tour ....

Del Rio passe plus facilement, c'est beaucoup moins long aussi,et puis je me souviens mieux de la montée. La 1ère vue sur l'île de La Graciosa et la route parée d'un muret de chaque côté annoncent le sommet tout proche. Ouffff me dis-je .... un oeil sur la vitesse moyenne : 29,5km/h ... çà a un bien chuté ! Je prends une barre protéinée, mollie par la chaleur, du fournisseur officiel et me lance alors, tout content d'en avoir terminé avec le plus dur, dans une bonne descente très rapide où il faut tout de même bien pédaler (entre 50 et 60 à l'heure).
C'est là que je m'aperçois qu'il est impossible de passer sur le 12 dents, obligé de mouliner sur le 53/13 qui est vraiment trop juste ici ... je me maudis d'être aussi amateur côté matériel :-/

Toujours avec le vent favorable mais avec un profil moins favorable nous sommes vers le km 130/140 sur une portion pour rouleur ... et là j'ai des avions qui me doublent avec une facilité déconcertante. Inquiet de prime abord je me rassure en me disant que je me sens bien, que je ne me suis pas forcément épargné mais que je n'ai aucun signe annonciateur de fatigue, et puis je trouve que j'ai bien géré mes apports alimentaires et hydriques alors pas d'inquiétude ....
Au km 150 je commence à trouver le temps long et peste chaque fois que je me retrouve face à un « coup-de-cul » et/ou avec du vent de face .... quelle belle erreur de penser qu'on rentre sur Pto Del Carmen facilement !!!!! Et puis ces panneaux kilométriques qui nous annoncent à 5 km du terme alors qu'il reste encore 25 bornes, çà m'énerve bien, tiens !!!

A 10 km de la fin je boude moins, là c'est franchement roulant, pis je connais ... je visualise bien ce qu'il reste à faire ... et là je découvre avec joie que, évidemment ma moyenne est bien remontée, mais que je vais poser le vélo en moins de 5h45 ... franchement j'y crois pas !!! Voulant faire moins de 6h et espérant au mieux 5h45 je suis ravi ....
Descente sur le bord de mer, virage à droite .. il doit rester 2 km ... et là qui vois-je ?? Ma Christine au bord de la route ... c'est trop fort ... !! Je m'empresse de lui montrer mon point rageur en signe de satisfaction et pour la rassurer sur mon état physique.
Je déroule le long de la mer, vois les marathoniens déjà en route comme Jammaer et Juhansson (tiens çà me rappelle encore les images TV !!), me déchausse un peu rapidement et pose finalement en 5h41. En passant sur le tapis et en donnant mon bike à une bénévole je pense aux copains qui, je l'espère à ce moment là, me suivent sur le tracker .... vont être content de mon temps vélo me dis-je :-)))))

Tout va très vite à T2, il faut courir au fond de l'aire de transition pour aller se changer sous la tente. Je troque le cardio Polar® pour le Garmin 405®, me fais badigeonner de crème solaire et enfile, c'est une 1ère, les Booster® et mes Adizero CS2® préférées. Un "Thank U, good bye" lancé à la volée aux bénévoles et me voilà parti sur le tapis rouge tout en enfilant casquette (encore une nouveauté chez moi) et lunettes. Il faut aller ressortir par là où nous sommes arrivés à vélo, çà fait bien encore 250m tout çà !!

Course à pied : 42.195 km


Je déclenche le GPS au passage tapis et me voilà parti pour un marathon ... enfin c'est pas vraiment ce que je me dis !!! Je connais assez la course à pied et le marathon notamment pour être dégoûté d'emblée à l'idée de courir aussi long. Alors je me dis que je pars pour 4 tours de manèges, c'est en effet un A/R de 10,5 km le long de la mer qui nous est proposé et vu comme çà, je sais c'est p'têtre bête, çà semble plus sympa ....






C'est tellement sympa et je me sens tellement bien que je pars comme une fusée .... au bout d'un km je suis à 16,5 ! Au bout de 5 km toujours à 16 à l'heure ... entre-temps je croise Christine et Nadine avec un p'tit mot "j'suis bien, j'suis bien ..." leur dis-je ... !



1er demi-tour, relance et là d'un seul coup mon ange blanc se réveille secoué qu'il doit être par le soleil hardant. " Tu crois que tu vas courir 3h à cette allure là mon gars ??? " semble-t-il marmonner. La réponse n'a pas le temps de venir que déjà je ressens les 1ers symptômes de jambes lourdes, et nous sommes qu'au km 7 !
C’est à ce moment là que je vois Jérôme L. se mettre sur le côté, il bâche … problème gastrique encore une fois :- (
De manière raisonnée cette fois-ci et faisant preuve d'expérience (il est temps !) je ralentis .... et de suite çà va mieux, je boucle ce 1er tour de 10,5 km en 41'30 assez aisément. C'est vraiment trop rapide n'empêche ....



Sur le 2ème tour je commence à avoir vraiment chaud et dois m'asperger abondamment. Finalement une bonne giclée d'eau de gobelet sera préférable aux éponges ! Je pense aussi à ingurgiter alternativement eau, Energy drink et Coca à chaque ravito (6 par boucles), 2 gels me seront nécessaires en sus sur ce marathon.
Cette fois c’est Xavier Le Floch dit XLF que je vois au bord de la route assis aux côtés de sa femme et avec son fils sur les genoux, çà fait chier pour lui tiens … il avait l’air serein et en bonne forme lors des discussions dans l’avion et à La Santa (coup de chaud sur la CAP apparemment, il préfère ne pas forcer et se préserver pour Niederbronn 15 jours plus tard).
Désormais je me suis bien rapproché de la tête féminine (même si j'ai réduit l'allure à un bon 14 km/h), j'ai dépassé la 2ème et 3ème, car je vois le maillot rose de Bella Bayliss-Commerford dans l'autre sens juste avant de faire demi-tour ... à ce moment là je crois vraiment que je vais revenir sur elle car ayant une avance confortable je me dis qu'elle va gérer (elle bouclera en 3h04 le marathon pour 9h54 au total).

Passage du semi en 1h27 mais avec beaucoup moins de sérénité qu'à l'issue du 1er tour (2ème tour en 45'30) ... je fais part d'ailleurs à Christine de mon inquiétude pour la fin : "çà va être dur ..." je lui lance ...! ... dans le même temps on m'annonce, grâce à Gérard accompagnateur de Jérôme d'Evreux, en 12ème position de ma catégorie d'âge. Sincèrement à ce moment là de la course je n'y crois pas pensant que Gérard a oublié des concurrents devant moi, et puis de toute façon seul mon chrono compte pour le moment ...

On entre dans le vif du sujet désormais et les calculs vont bon train à l'entame du 3ème tour : "1h04 + 5h41 + ...." ... et c'est là que je me rends compte qu'avec un marathon en 3h15 je ne suis pas loin des 10h. Alors là j'ai un coup d'adrénaline sévère !!! A nouveau les calculs fusent et me dis que je dois "assurer" en 1h45 sur le dernier semi. Me sentant largement capable de tourner en 50' au tour c'est là que, pour la 1ère fois, je pense que je peux sortir un gros truc aujourd'hui .... Ce n’est pas facile à gérer au niveau de l'émotion un truc pareil, seulement j'ai d'autres soucis à gérer pour le moment. Les quadris sont très douloureux et suis obligé de me sortir les tripes pour courir à un chouille plus vite que 12 à l'heure ... Heureusement les mollets, le gauche notamment, restent sages ... quel efficacité ces Boosters® !!

Au début du 3ème tour voilà que Gérard m'annonce 9ème de ma catégorie ! Je n'y crois toujours pas. Ce n'est qu'à l'entame du dernier tour que j'ai le temps de lui envoyer un "T'es sûr ??" ... et là il me répond "Bein oui j'suis au tél avec ma fille qui suit sur le net ..." ... là plus de doute possible !




C'est un nouvel élément qui vient me transcender, et j'suis forcément obligé de penser à Hawaii ... j'suis pas là pour çà mais là tu peux pas faire autrement que d'y penser ... je me souviens alors que le dernier qualifié l'année passée l'était en 10h11. Nouveau moment de frissons ... et ce d'autant plus que je viens de doubler un gars de mon GA ... 8ème donc ...



Coûte que coûte j'irais au bout maintenant. Le début du 4ème et dernier tour (3ème tour en 50'40) est difficile physiquement même si mentalement çà va mieux avec la perspective d'en terminer bientôt. Mais que je me maudis d'être parti si vite, je n'en serais pas là si j'étais parti direct sur un bon 14 km/h, je souffrirais moins ...
Et puis j'ai soif, mais soif ... je m'asperge, suis trempé, mon ventre est froid mais même pas de bobo (çà c'est un gros point positif) et me rends compte que je ne peux plus avaler grand chose. J'ai les dents du fond qui baignent et peux vraiment prendre qu'une gorgée à la fois ... :-/
Sur le dernier 5 km je dois pas être loin d'un état second : c'est la soif qui prédomine (j'ai envie d'une bière, véridique !!) et me concentre désormais sur le chrono marathon, je sais qu'il ne va pas être dégueu', un truc en ± 3h10 ....

Les dernières vagues du bitume, le soleil pleine face, une foule dense... je sens doucement l'émotion m'envahir alors que j'essaie de finir plus fort. C'est beau, c'est grand ... c'est dingue ce que le sport peut vous donner comme sensations et émotions fortes. Et voilà enfin, là à 200m, l'arche d'arrivée qui se présente enfin. La vache que c'est bon, là on ne sent plus rien, on se laisse porter doucement.. paradoxalement c'est un moment trop court, j'aurais aimé le vivre encore et encore....
Montrant avec insistance mon poignet droit et ses 3 bracelets colorés, peur sans doute qu'on m'envoie à nouveau pour un tour, on me fait signe de prendre le couloir final .. çà y’est, c'est fini ... un oeil à la montre, 3h09 au marathon, c'est beau ... un oeil là-haut sur le chrono officiel, 10h04, c'est fort ... !! Sur la ligne je suis davantage soulagé qu'ému finalement. On me remet la médaille et je serre la main de Kenneth GASQUE (directeur de course) comme tous les finishers. Je vois alors Piero aux premières loges en train de jouer les reporters de choc. Je suis heureux mais là j'ai trop soif pour penser à autre chose, il me faut une bière ... !



Après-course

Finalement j'attendrais pour celle-ci, je me rends de suite aux massages avec une boisson de récup' ... . Et là je revis déjà ma course emmitouflé sous ma couverture, je repense à ce chrono inespéré (un 10h30 était déjà énorme) et surtout à cette 8ème place de mon GA 30-34 ans. Là j'en suis presque certain, j'ai de grande chance d'aller à Hawaii .... c'est pas possible, c'est incroyable me dis-je ... !!!! Je préfère me lâcher et craquer une bonne fois pour toute sous les regards des masseurs désorientés, je finirai par m'endormir ...



Réveillé et en pleine forme je vais pouvoir enfin aller me restaurer et partager cela avec ma belle. C'est Paëlla et bière (Ahahaha ...), je me régale et suis béat de satisfaction dans cette aire d'arrivée, content et fier d'être allé jusqu'au bout et d'avoir géré comme je le voulais. Puis enfin derrière moi j'entends Christine, je peux enfin partager cela avec elle même si une grille nous sépare ...
Un mot avec XLF plus tard (c'est une crème ce gars, top respect !) je remonte me doucher oubliant tout mon attirail de parfait ironman (casquette, lunettes, chaussettes et Boosters®) sur une chaise. Grrrrr ...

Pendant la soirée j'ai la confirmation de ma 8ème place en 30-34 mais apprends un peu plus tard que cette année il n'y a que 7 places. C'est fou car je ne viens pas pour çà mais c'est tout de même une déception ... ceci dit il existe une chance le lendemain qu'un des 7 gars devant ne prenne pas son slot pour Hawaii. Et au roll-down, étant premier "de réserve ", je serais le 1er bénéficiaire ...
Forcément il y aura lâchage le soir même, que çà fait du bien de ne plus faire trop attention à la bouffe :-))) ... puis j'irais faire ma nuit correctement mais réveillé aux aurores en pensant déjà, bien malgré moi, à Hawaii :-/

A 10h le lendemain nous sommes au Club La Santa pour la remise des slots. C'est Nico Hemet (Nanterre Triathlon) qui gagne de fort belle manière la CA 30-34 en 9h32, il est là et honore le championnat du monde d'IM d'octobre de sa présence. Le 2ème, le 3ème .... le 6ème en font de même ! C'est cuit me dis-je... seulement à l'appel du 7ème aucune réponse. Oh P..... c'est pas vrai, il est pas là cet espagnol, c'est tout bon pour moi. Je regarde Christine et en ai déjà des frissons ...
Seulement à Lanzarote rien ne se passe comme ailleurs ... au lieu d'appeler de suite le 8ème, ma pomme en l'occurrence, on balaye l'ensemble des CA et on nous donne RDV 1h plus tard (à 12h donc ..) pour le roll-down.
Le temps d'aller faire un tour aux photos nous nous rendons compte qu'à peine 30' plus tard celui-ci est déjà sur le point de commencer (c'est moyen comme organisation :-/) ... et là le type explique tout d'abord qu'il va rappeler, et c'est la dernière année (il faudra l'année prochaine être présent dès 10h), les personnes qui n'ont pas répondu dans un 1er temps. Et là c'est le coup de bambou, parmi tous les appelés, seul cet espagnol répond ... j'en crois pas mes oreilles. J'attends encore un peu mais l'issue du roll-down est cruel quand j'entends : "All Slots for male 30-34 are filled". Le coup est dur à encaisser, j'vais pas le cacher ... seulement je relativise très vite car 1- je suis entièrement satisfait de ma course, je pouvais pas faire beaucoup plus et 2- cet espagnol qui termine 6' devant moi méritait plus que moi cette place, c'est donc tout à fait normal ...





Et après …

Deux jours encore sur place pour profiter de la douceur ambiante, obligé de ressasser cet épisode malheureux de la qualif’ je l’oublie tout de même assez souvent et vois beaucoup plus le côté positif …
Pour une première sur la distance, sur un parcours pas si évident j’ai le potentiel pour faire moins de 10h sur un IRONMAN, c’est plutôt très bien et inespéré … et puis si un jour je dois aller à Hawaii et bien çà viendra naturellement : des minutes sont à gagner en natation mais aussi et surtout à vélo donc faut garder espoir …

Le dimanche soir c’est la cérémonie de remise des prix où pros et amateurs se côtoient, on peut reprocher le côté pompe à fric de la WTC et du circuit IRONMAN notamment mais cet esprit où tout le monde semble sur un pied d’égalité est plutôt intéressant…





Côté physique la récupération s’est plutôt bien passée avec une coupure totale de 4 jours. Peu de courbatures finalement, j’ai même osé d’emblée le footing mais ai du stopper au bout de 35’ … les quadris se sont réveillés d’un seul coup à la demi-heure de course, j’ai préféré ne pas insister.
A vélo le lendemain aucun problème, et depuis je me contente de natation, séance vélo et CAP en douceur. La forme est loin de ce qu’elle était mais ce n’est pas grave, je l’avais le 23/05 et c’était bien çà le principal …
Finalement le plus difficile, et c’est d’ailleurs ce qui moralement m’a le plus contraint durant la prépa’ IM, c’est de garder un poids constant, de devoir faire constamment attention à ce que je mange … car hors de question de se laisser aller et de reprendre 6 ou 7 kilos en 15 jours. Il y a encore de belles choses à faire en 2009 ….


Classement scratch: 54ème/1052 arrivants - 8ème en catégorie d'âges 30/34ans - temps 10h04'09


Site http://www.ironmanlanzarote.com/IM2009_Overall_men.pdf

- Natation : 1h03’59 - 222ème temps
T1: 4'23

- Vélo : 5h41'34 - 116ème temps
T2 : 4'53

- Course à pied : 3h09'22 - 28ème temps



Merci à Stéph’, LeBun’s, F@b et Mister K. pour leur précieuse aide logistique et leur accueil sur Paris …. J’espère vous rendre la pareille, vous savez que notre porte vous est ouverte et que le cubzacais n’attend que vous …

Merci à tous pour vos encouragements et vos messages de félicitations avant, pendant et après cette épreuve. Je l’ai déjà dit mais çà m’a fait très chaud au cœur !

Et puis, c’est un classique mais il faut bien l’avouer que sans leur aide, leur soutien moral et leur compréhension ce serait impossible, à nous les hommes, de réaliser nos rêves de petits garçons … alors merci à celle qui partage ma vie, merci pour tout …


réf: article sur xtriathlon magazine --> http://www.xtriathlon.com/articles/2601-Du_rve__la_ralit.html